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Québec donne le feu vert à une aire protégée près de la rivière Péribonka

Vue sur la rivière.

La rivière Péribonka.

Photo : Radio-Canada / Roby St-Gelais

Le ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques du Québec fait un pas de plus vers la protection d’une aire de 235 kilomètres carrés sur les rives de la rivière Péribonka, dans le secteur de la municipalité de Lamarche.

En entrevue à C’est jamais pareil, Benoit Charette a annoncé la mise sur pied d’un comité régional pour délimiter précisément le territoire qui sera protégé et de quelle façon.

On a une idée générale du corridor, mais pour ce qui est de la délimitation fine et des usages pour la région, c’est le comité qui décidera, a précisé le ministre.

Il cède ainsi aux pressions populaires qui avaient forcé l’annulation de coupes forestières autorisées par le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs l’an dernier.

C’est réellement un corridor spécifique qui sera exclu de la coupe forestière.

Une citation de Benoit Charette, ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques

Selon lui, cette annonce rend officiel le moratoire qui empêchait l’exploitation forestière à cet endroit.

Le ministre se dit toutefois sensible à l’impact de sa décision et invite les intervenants à collaborer pour favoriser un développement harmonieux sur le territoire.

On est conscients de l’importance de la foresterie dans le secteur et on peut faire une belle alliance entre la protection et industrie forestière, assure le ministre Charette.

Prudence et inquiétudes de part et d’autre

La confirmation de la zone protégée suscite par contre une certaine méfiance tant chez les élus locaux que chez les militants pour la préservation des rives de la rivière Péribonka.

Les citoyens militaient pour une zone de 268 km2 à protéger et le ministère donne le feu vert à un territoire plus restreint d’environ 30 km2.

La mobilisation citoyenne y est pour beaucoup dans la décision du gouvernement. Ce qui m’inquiète, c’est le développement d’un parc régional qui ne répond pas aux critères internationaux de préservation.

Une citation de Marie-Ève Desmarais, membre du Comité de sauvegarde de la rivière Péribonka

Le Comité de sauvegarde de la rivière Péribonka est, en ce sens, peu rassuré et se sent exclu des discussions.

C’est une bonne nouvelle qu’on n’ait pas à refaire les démarches, mais on est un peu déçus que l'annonce ait été faite via les médias. En tant que Comité de sauvegarde qui a passé les 15 dernières années là-dessus, on ne sait pas si on pourra être sur le comité, s’interroge Marie-Ève Desmarais, membre du Comité de sauvegarde de la rivière Péribonka.

Du côté du préfet de la MRC de Maria-Chapdelaine, Luc Simard, beaucoup de questions restent sans réponse.

J’accueille la nouvelle avec prudence. Il reste à déterminer les limites exactes et ça dépend du type d’aire protégée : il y a des types d’aires protégées où on peut faire de la récolte forestière de façon parcimonieuse. On savait que ça s’en venait et on attend les modalités, a-t-il souligné.

Le comité local devrait être mis sur pied au cours des prochains jours en vue d’entamer les travaux avant le début de l’été.

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