•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Bernard Drainville quitte le 98,5 FM et rejoint les rangs de la CAQ

Bernard Drainville muni d'écouteurs et parlant au micro.

Bernard Drainville, lors d'un passage à la radio de Radio-Canada, en janvier 2015.

Photo : Radio-Canada / Louis-André Bertrand

Radio-Canada

Six ans après sa démission en tant que député péquiste, Bernard Drainville fait un retour dans la vie politique, mais cette fois sous les couleurs de la Coalition avenir Québec (CAQ), pour laquelle il se présentera aux prochaines élections provinciales.

Bernard Drainville sera candidat dans la circonscription de Lévis. Il doit en faire officiellement l'annonce mardi prochain.

Il y remplacera ainsi l'actuel député et président de l’Assemblée nationale François Paradis, qui a annoncé ce matin qu'il ne se représentera pas.

M. Drainville, 58 ans, quitte ainsi son poste au 98,5 FM, où il animait une émission de radio depuis 2017.

Il ne s’agit effectivement pas d’une nouvelle carrière pour Bernard Drainville, qui a déjà passé près de dix ans à l’Assemblée nationale avec le Parti québécois. Après plusieurs années en tant que journaliste, il a été élu comme député pour la première fois en 2007, lorsque le parti était dirigé par André Boisclair.

En 2012, quand le PQ a pris le pouvoir avec Pauline Marois, il a été nommé ministre responsable des Institutions démocratiques et de la Participation citoyenne et président du Comité sur l’identité. C’est lui qui, à l’automne 2013, a déposé le controversé projet de loi 60, mieux connu sous le nom de la Charte des valeurs québécoises, visant la laïcité de l’État.

De nouvelles élections provinciales ont eu lieu en 2014. Le PQ a été défait, mais Bernard Drainville a été réélu dans la circonscription de Marie-Victorin.

Il a finalement remis sa démission en tant que député à l’été 2016.

Avant de prendre le micro au 98,5 FM, Bernard Drainville avait remplacé Nathalie Normandeau à la coanimation de l'émission du midi avec Éric Duhaime sur les ondes du FM 93 à Québec. Ce dernier s'est lui-même lancé en politique en avril 2021 et est maintenant chef du Parti conservateur du Québec.

Questionné par les journalistes sur cette candidature vedette, le premier ministre François Legault a refusé vendredi de commenter la nouvelle, expliquant qu'il en aura davantage à dire à ce sujet en temps et lieu.

L'ancien ministre péquiste Bernard Drainville quitte son micro d'animateur radio pour se présenter cette fois avec la CAQ aux élections de l'automne prochain. Et puisqu'il compte se présenter dans la circonscription de Lévis, le président de l'Assemblée nationale, François Paradis, ne se représentera pas. Un reportage de Pascal Poinlane.

Ce sera à lui d’expliquer son attrait soudain pour le fédéralisme

Questionné sur les nouvelles aspirations politiques de l'ancien ministre péquiste au micro de l'émission Tout un matin, le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, a déclaré : On lui souhaite bonne chance, en prenant soin d'ajouter que ce sera à lui d’expliquer son attrait soudain pour le fédéralisme [...] ou pour le pouvoir.

Son collègue, Pascal Bérubé, député de Matane-Matapédia, avait quant à lui deux questions à poser à Bernard Drainville ce matin à Québec : depuis quand sait-il qu’il sera candidat de la CAQ? Quand a-t-il commencé à négocier sa candidature à la CAQ?

Depuis des années, a expliqué M. Bérubé, je suis un de ceux qui écoutent sa chronique au 98,5 vers 7 h du matin. Vous savez tous, les membres de la tribune parlementaire comme l’ensemble des formations politiques à l’Assemblée nationale, qu’il a toujours préservé le gouvernement de la CAQ.

« J’affirme sans aucune ambiguïté qu’il a été complaisant, qu’il s’est toujours préservé d’attaquer directement la CAQ depuis plusieurs années et qu’il a été particulièrement dur sur des peccadilles parfois sur le Parti québécois et d’autres formations politiques. »

— Une citation de  Pascal Bérubé, député péquiste de Matane-Matapédia

Pour le député libéral de La Fontaine, Marc Tanguay, le fait que Bernard Drainville se reconnaît au sein du parti politique de François Legault révèle le vrai visage de la CAQ. Ce n’est pas d’hier qu'on dénonce le fait que François Legault gouverne comme un péquiste, a lancé Marc Tanguay en mêlée de presse.

François Legault divise les Québécois sur la langue. François Legault divise les Québécois sur l’immigration. François Legault réduit nos droits et libertés avec des projets de loi qui suspendent carrément notre Charte québécoise des droits et libertés. Et François Legault se chicane avec Ottawa.

« De voir ce matin que Bernard Drainville se reconnaît au sein du parti politique de François Legault au même titre que Caroline St-Hilaire [...] c’est une gouvernance et une démarche séparatiste dans laquelle se reconnaît Bernard Drainville. »

— Une citation de  Marc Tanguay, député libéral de La Fontaine

De la diversion électorale, selon QS

Pour le porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, la venue de Bernard Drainville à la CAQ est plus que l'arrivée dans la course d'un candidat vedette, c'est un élément de sa stratégie électorale.

« François Legault veut que les signes religieux et l’immigration soient les questions de l’urne à la prochaine élection québécoise. C’est plus clair que jamais. »

— Une citation de  Gabriel Nadeau-Dubois, porte-parole de Québec solidaire

Pendant ce temps-là, qu’est-ce qui se passe au Québec? Faire l’épicerie ça coûte 700 $ de plus par année, le prix des maisons augmente deux fois plus vite que les salaires et il y a 5000 bâtiments qui sont menacés par les changements climatiques au Québec. Ça, c’est ce qui se passe dans le vrai monde, a-t-il rappelé.

J’ai hâte de voir la grosseur de la tasse de "Cool Aid" qu’il va boire pour vendre l’aspect écologique du troisième lien de François Legault, a-t-il ironisé.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !