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Le Protecteur du citoyen évoque des « manquements » à l’Hôpital de Montréal pour enfants

La façade de l'Hôpital de Montréal pour enfants.

L'Hôpital de Montréal pour enfants est chapeauté par le CUSM.

Photo : La Presse canadienne

Radio-Canada

Le Protecteur du citoyen a dévoilé jeudi les résultats d'une enquête effectuée auprès de l'Hôpital de Montréal pour enfants (HME). Il confirme ainsi avoir identifié des manquements dans les soins offerts, notamment dans les procédures de suivi et de surveillance des usagers.

Le Protecteur du citoyen a pris l'initiative d'intervenir après avoir reçu des informations concernant la qualité des soins périopératoires en chirurgie d'un jour dans cet hôpital, qui est chapeauté par le Centre universitaire de santé McGill (CUSM).

Dans son rapport d'intervention, le Protecteur du citoyen révèle avoir décelé des lacunes dans la surveillance des signes vitaux et neurologiques des patients. Parmi les dossiers analysés, plus de la moitié des procédures de surveillance des signes vitaux et neurologiques ne correspondraient pas à ce qui est attendu par le HME dans ses lignes directrices.

La prise des signes vitaux toutes les 15 minutes durant la phase 1 postopératoire est généralement respectée. Par contre, pour plusieurs usagers et usagères, les signes vitaux n’ont pas été pris assez souvent durant la phase 2, soit toutes les 30 minutes. De plus, seuls les dossiers de quelques usagers et usagères documentent les signes vitaux au moment du congé. Quelques-uns ne comportent aucune mention de signes vitaux.

Manque de surveillance lors de l'administration d'opiacés

Une autre faille aurait été mise au jour en ce qui a trait à la surveillance de l'administration d'opiacés.

« Sur les 16 dossiers d’usagères et d’usagers audités, près de la moitié des personnes ont reçu des opiacés. Or, de ce nombre, une seule usagère a été surveillée correctement. Pour les autres, la qualité de la surveillance varie. »

— Une citation de  Extrait du rapport du Protecteur du citoyen

Le rapport dévoile aussi des manquements quant au respect des critères de congé des patients. Dans l’échantillon de dossiers analysés par le Protecteur du citoyen, il est arrivé que tous les critères ne soient pas remplis lors du congé. Ainsi, des personnes ont obtenu leur congé alors qu’elles n’avaient pas eu une miction (le terme médical qui désigne l'évacuation des urines de la vessie), alors qu'elle doit être faite dans les six heures suivant la chirurgie.

Le suivi de l'équilibre hydrique (la balance entre les apports et les pertes en liquide du corps humain) semble également manquer de constance. Parmi les dossiers analysés par le Protecteur du citoyen, trois n’ont pas de suivi des apports et des pertes.

Le Protecteur du citoyen a assorti son rapport d'intervention de cinq recommandations et deux demandes de suivi. L'hôpital doit d'ailleurs rendre des comptes à deux dates différentes, soit le 30 juin et le 30 septembre. Il assure avoir déjà pris des mesures en vue de corriger certains problèmes.

Dans un courriel envoyé à Radio-Canada, le HME affirme avoir pris acte des recommandations du Protecteur du citoyen et que la priorité de l'hôpital demeure la santé et la sécurité de ses patients et [que] celui-ci ne néglige aucun effort pour les assurer.

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