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Levée des obstacles pour mesurer la qualité de l’air dans Limoilou

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Les activités de l’incinérateur (photo) et du Port de Québec soulèvent des inquiétudes par rapport à la qualité de l’air dans le secteur de Limoilou. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Hugo Pothier

Le maire de Québec obtient la collaboration du ministère de l'Environnement et du Port de Québec pour donner l'heure juste aux résidents sur la qualité de l’air dans le secteur de Limoilou.

C'est un véritable tour de force qu'a réussi Bruno Marchand. Jeudi, il a réuni à la même table le ministre de l'Environnement, Benoit Charette, et le PDG du Port de Québec, Mario Girard, pour annoncer la collaboration des trois partenaires pour enfin connaître ce qui se trouve dans l'air de Limoilou.

Le débat fait rage depuis une décennie, mais l'assouplissement de la norme sur le nickel, entrée en vigueur en avril, a exacerbé les tensions. Pour la première fois, tous les partenaires se sont engagés à mieux mesurer les émissions de particules et de métaux dans l'air de la Basse-Ville et, surtout, à rendre publics les résultats.

« C'est un game changer », s'est félicité le maire de Québec, qui est à l'origine de cette initiative.

Huit stations d'échantillonnage

D'ici quelques mois, ce sont huit stations d'échantillonnage qui seront en activités dans les quartiers de la Basse-Ville. Le ministre de l'Environnement a confirmé jeudi que son ministère allait installer d'ici quelques semaines une deuxième station dans le quartier Maizerets, sur la rue De Vitré. À cela s'ajoutent trois stations temporaires gérées par la Ville de Québec.

Le Port s'est également entendu pour rendre publiques les données de ses deux stations dans le quartier Limoilou. Il promet également de recourir à une station mobile dans ses installations.

La station de mesure de la qualité de l'air dans le Vieux-Limoilou.

La station de mesure de la qualité de l'air dans le Vieux-Limoilou.

Photo : Radio-Canada

Jamais dans l'histoire de la ville, on est allé là, a souligné le maire de Québec. Bruno Marchand le répète : il faut se baser sur la science et sur les faits pour trouver une solution à la qualité de l'air qui est saturée dans le secteur.

Nickel

Malgré cette nouvelle, le maire Marchand n'a pas changé sa position dans le dossier du nickel. La Ville s'est opposée à l'assouplissement de la norme l'hiver dernier. Dans ses recommandations, elle exigeait que le ministère de l'Environnement fasse de réels efforts pour que l'on connaisse ce qui flotte dans l'air de Limoilou. L'annonce du jour est donc une excellente nouvelle dans les circonstances, selon Bruno Marchand.

Le maire n'a pas chiffré combien va coûter cet exercice, qui va s'échelonner sur plusieurs mois, pas plus qu'il ne s'est avancé sur ce qui viendra ensuite. Les actions concrètes, on va les découvrir après, dit-il.

Bruno Marchand s'est toutefois engagé à trouver des solutions. Il est convaincu que si les trois partenaires se trainent les pieds, les citoyens veilleront au grain. La pression va rentrer par camion, a-t-il illustré.

Le ministre de l'Environnement, Benoit Charette, et le maire de Québec, Bruno Marchand.

Le ministre de l'Environnement et le maire de Québec Bruno Marchand ont tenu une conférence de presse jeudi.

Photo : Radio-Canada / Bruno Boutin

Le ministre de l'Environnement a promis des mesures correctrices ou des investissements si cela s'avère nécessaire. On sera là pour accompagner la démarche.

Benoît Charette tout comme le PDG du Port ont salué le leadership du maire de Québec dans le dossier. Mario Girard estime que cette nouvelle collaboration structurée va donner des résultats.

Initiative citoyenne

La Ville de Québec entend également se joindre au projet Limoil'air. Il s'agit d'une initiative citoyenne qui prend forme dans le quartier Limoilou où 75 capteurs de poussières seront installés sur les balcons des résidents. Quinze capteurs seront ainsi ajoutés sur les édifices qui appartiennent à la Ville de Québec.

La Ville sollicite également la collaboration de l'Université Laval et de l'Institut national d'optique (INO) pour avoir un portrait complet de la situation.

L'INO a développé une technique de mesure de qualité atmosphérique à l'aide d'un laser. Cette technologie permet de balayer une zone et de mesurer les aérosols tout en tenant compte de critères précis.

Cette façon de faire a été utilisée dans d'autres environnements portuaires et industriels, a précisé le PDG de l'INO, Alain Chandonnet. « Cela permet d'ajouter un complément d'information et de mieux repérer les sources de contaminations », a-t-il ajouté.

Les premiers résultats devraient être rendus publics vers la fin l'automne.

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