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Pénurie de logements : « la lumière rouge est allumée » à un mois des déménagements

Des duplex du quartier Sainte-Cécile, à Trois-Rivières.

Le taux d’inoccupation se situe actuellement entre 0,8 % et 0,9 % selon les secteurs de Trois-Rivières, selon Infologis Mauricie.

Photo : Radio-Canada

Le président du conseil d’administration d’Infologis Mauricie tire la sonnette d’alarme. Le manque criant de logements à Trois-Rivières — entre autres — à un mois des déménagements risque de faire augmenter le nombre de personnes à la rue.

Le taux d’inoccupation se situe actuellement entre 0,8 % et 0,9 % selon les secteurs dans la cité de Laviolette, indique Claude Durand. À Victoriaville, il est de 0 %, ajoute-t-il.

On ne peut pas faire pire, lance M. Durand, en entrevue à l’émission Toujours le matin.

« Moi j’enverrais un message clair à la ministre de l’Habitation, Mme [Andrée] Laforest, qu’à Trois-Rivières c’est carrément la lumière rouge qui est allumée. De mémoire d’homme, je n’ai jamais vu un taux aussi bas à Trois-Rivières, même à la grandeur de la province. »

— Une citation de  Claude Durand, président du conseil d’administration d’Infologis Mauricie

Ce dernier donne l’exemple d’un couple ayant quatre enfants et des animaux qui n’auront vraisemblablement pas de logement au 1er juillet.

Ceux-ci se sont tournés vers l’Office municipal d’habitation (OMH) de Trois-Rivières dans le but d’obtenir de l’aide, mais l’organisme ne dispose pas de logement assez grand pour les accueillir.

Un couple de septuagénaires risque aussi de se retrouver à la rue. Et ces cas ne sont pas uniques.

Dans certains cas, il s’agit de propriétaires qui vont faire des rénovictions, alors ces gens-là n’ont pas vraiment le choix ou certains propriétaires vont faire un avis d’éviction à un locataire pour loger des personnes de leur propre famille qui eux aussi sont en recherche de logement, poursuit Claude Durand.

Il affirme que la situation à Montréal, qui vit un exode des locataires vers les régions en raison du coût exorbitant des loyers, contribue au problème.

Des ententes existent entre les organismes, les Villes et des hôtels pour loger ces gens. Sauf que c’est vraiment temporaire comme solution, déplore M. Durand.

Le fait que les déménagements au Québec se tiennent la même journée dans l’année — le 1er juillet, qui coïncide avec le début des baux — exacerbe la problématique, selon lui, contrairement à d’autres provinces.

Discussions et consultation

Dans le but de trouver davantage de solutions, un rendez-vous sur l’habitation et le logement social en Mauricie se tient jeudi à l’initiative des organismes en développement social de la région. Il sera notamment question de la crise du logement à Trois-Rivières.

Des personnes assises à des tables écoutent une femme qui s'exprime à un micro.

Un rendez-vous sur l’habitation et le logement social en Mauricie se tient jeudi.

Photo : Radio-Canada / Raphaëlle Drouin

Par ailleurs, la Ville de Trois-Rivières a annoncé qu’elle tiendra un atelier de consultation le 22 juin prochain, au Pavillon Saint-Arnaud, en vue de l’élaboration de sa première politique d’habitation.

Lors de cet atelier, la Ville souhaite travailler avec un groupe de personnes provenant de différents milieux pour bâtir une politique qui prendra en compte autant les besoins des jeunes qui souhaitent accéder à une première demeure, des familles qui désirent être à proximité des services ou des personnes ainées qui souhaitent demeurer dans les communautés qu’elles ont bâties.

Un sondage sera également soumis à la population afin de lui permettre de s’exprimer par rapport aux différentes orientations de la politique et de brosser un portrait de la situation de l’habitation dans la région.

Les résultats seront présentés lors d’une assemblée publique à la fin de l’année.

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