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Le Canada accuse l’aviation chinoise de manoeuvres dangereuses

Mélanie Joly, ministre canadienne des Affaires étrangères, a exprimé sa préoccupation relativement à ce qu'elle a qualifié de « geste significatif ».

Des avions militaires survolent le ciel pendant qu'un homme regarde dans la direction opposée.

L'Armée canadienne affirme que ce problème a déjà été évoqué par les voies diplomatiques.

Photo : AFP

Agence France-Presse

Le Canada a accusé l'armée de l'air chinoise de conduite « non professionnelle » ayant mis « en danger la sécurité » des membres de l'Armée canadienne dans l'espace aérien international en Asie.

Les avions canadiens étaient déployés au Japon dans le cadre des efforts multinationaux pour faire respecter les sanctions contre la Corée du Nord.

Alors qu'ils étaient en vol, des avions canadiens se sont trouvés face à des avions militaires chinois qui cherchaient manifestement à les faire changer de trajectoire, sans respect des normes internationales de sécurité, explique le communiqué publié mercredi soir par l'Armée canadienne.

Dans certains cas, les pilotes canadiens ont dû brusquement modifier leur trajectoire pour éviter une collision potentielle avec les avions qui tentaient de les intercepter, dit le communiqué, qui ajoute que les avions chinois étaient parfois tellement proches que leur équipage était clairement visible.

Jeudi, la cheffe de la diplomatie canadienne a réagi à ce qu'elle a appelé un geste significatif.

Je suis extrêmement préoccupée par le fait qu'il y ait eu des incidents dans cette région du monde, a déclaré Mélanie Joly, la ministre des Affaires étrangères.

Cette dernière a précisé que les pourparlers diplomatiques entre le Canada et la Chine ont repris il y a seulement environ un mois et demi, après des années de tensions.

La relation diplomatique entre Pékin et Ottawa s'est sévèrement dégradée ces dernières années suite à l'arrestation en 2018 de la directrice financière de Huawei Meng Wanzhou, à la demande des États-Unis, puis de la détention de l'ancien diplomate Michael Kovrig et l'homme d'affaires Michael Spavor, des citoyens canadiens, par la Chine.

Les États-Unis avaient demandé jeudi dernier au Conseil de sécurité de l'ONU de durcir les sanctions à l'égard de la Corée du Nord après une série de tirs de missiles, y compris d'un missile balistique intercontinental.

Les services de renseignement américains estiment que la Corée du Nord prépare actuellement son premier essai nucléaire depuis 2017.

Mais la Chine, le principal allié de la Corée du Nord, et la Russie, dont les relations avec l'Occident se sont complètement détériorées depuis son invasion de l'Ukraine, ont mis leur veto, estimant qu'un durcissement des sanctions ne ferait qu'augmenter la tension et serait donc contre-productif.

En juin 2019, deux navires canadiens menant des activités en mer de Chine orientale avaient été suivis lors de leur passage par plusieurs vaisseaux chinois et par des avions militaires, dont certains étaient venus raser les bateaux.

Pékin considère la mer de Chine comme sa zone d'influence et mène depuis des années d'innombrables actions pour tenter de s'approprier ces eaux internationales : provocations militaires envers des avions ou des navires étrangers, parfois même de simples bateaux de pêche; construction d'installations sur des îlots contestés, ou encore en procédant à des forages en mer, là encore dans des zones contestées.

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