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Des maisons de soins palliatifs veulent choisir si elles offrent l’aide médicale à mourir

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L’aide médicale à mourir a été légalisée au Canada il y a 5 ans, le 17 juin 2016.

Photo : iStock

Radio-Canada

Les maisons de soins palliatifs de la Côte-Nord se disent déçues du projet de loi déposé par le ministre de la Santé, Christian Dubé, modifiant la Loi sur l’aide médicale à mourir. Si ce projet de loi est adopté, les maisons de soins palliatifs ne pourront plus exclure l'aide médicale à mourir des soins qu'elles offrent, sauf exception.

Le projet de loi qui élargit l'accès à l'aide médicale à mourir a été déposé le 25 mai dernier.

À l'heure actuelle, 11 des 36 maisons de l’Alliance des maisons de soins palliatifs au Québec n'offrent pas ce service dans l’établissement même. La Vallée des Roseaux à Baie-Comeau en fait partie, mais n’a pas voulu accorder d’entrevue à ce sujet.

Cela veut dire que près de 70 % des maisons de la province offrent déjà ce service.

Pour sa part, l’Élyme des Sables à Sept-Îles offre l'aide médicale à mourir, mais se dit en désaccord avec le projet de loi proposé.

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Le directeur général de l'Élyme des Sables, Michel Bellavance (archives)

Photo : Radio-Canada / Lambert Gagné-Coulombe

Selon son directeur général, Michel Bellavance, les maisons de soins palliatifs, en tant qu'organismes à but non lucratif, devraient avoir le libre choix.

Chaque maison de soins palliatifs est indépendante, donc de garder cette indépendance-là et laisser le temps de faire les choses, souhaite Michel Bellavance. Nous, on aimerait garder le libre choix, ce qui était, au départ, la loi 2 en 2015.

« La société évolue, les mentalités changent suite à des discussions, suite à des représentations [...] mais de là à dire : "Demain, vous êtes obligés d'accompagner ces gens-là [avec l'aide médicale à mourir]", j'aimerais mieux que les maisons aient le libre choix. »

— Une citation de  Michel Bellavance, directeur général, maison de soins palliatifs Élyme des Sables

Le directeur général explique pourquoi à l'Élyme des Sables ils ont fait le choix d'offrir ce soin. On est le reflet de notre communauté, de notre conseil d'administration, alors c'est certain qu'on est tributaire de l'évolution de cette mentalité-là dans la région.

Alliance des maisons de soins palliatifs mécontente

Des consultations ont eu lieu mercredi en commission parlementaire pour prendre le pouls des parties prenantes.

L’Alliance des maisons de soins palliatifs a eu l’occasion de faire valoir son mécontentement et de demander à ce que les maisons de soins palliatifs aient le libre choix.

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Marie-Julie Tschiember demande à ce que les maisons de soins palliatifs aient le libre choix concernant l'aide médicale à mourir.

Photo : Capture d'écran, Commission Santé et services sociaux

On espère que les dés ne soient pas joués d'avance, et oui, on espère avoir touché le ministre et tous les députés présents dans cette commission-là, lance la présidente de l’Alliance, Marie-Julie Tschiember. De laisser le libre choix tel qu’il est actuellement depuis l’entrée en vigueur de la loi en 2015, de laisser cet article-là inchangé pour que les maisons puissent continuer à choisir si elles vont donner ou non l’aide médicale en leurs murs, ajoute la présidente.

« Ces maisons-là ne peuvent pas être bousculées à pratiquer un soin dans lequel elles ne sont pas confortables de le faire. Il faut que cela se fasse en harmonie avec les valeurs de chacun. »

— Une citation de  Marie-Julie Tschiember, présidente de l’Alliance des maisons de soins palliatifs

Celle qui est également directrice générale de la maison René-Verrier à Drummondville explique que les maisons de l'Alliance qui n'offrent pas l'aide médicale à mourir dans leur établissement déplacent actuellement les patients dans un autre lieu de soins de santé. Elles le font quand même en accompagnant la famille et le patient dans l'avant et l'après, expose-t-elle.

Le gouvernement du Québec espère adopter ce projet de loi prochainement, dans sa forme actuelle ou non, avant la fin des travaux parlementaires, soit le 10 juin prochain.

Avec les informations de Camille Lacroix

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