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Restriction des armes de poing : « une bonne nouvelle », estime Geneviève Guilbault

Gros plan sur le canon d'un pistolet et de quelques cartouches.

Le gouvernement du Québec demande depuis plusieurs mois à Ottawa d'agir sur le plan national pour limiter la prolifération des armes de poing.

Photo : Getty Images / Steve Prezant

Après avoir fait pression sur Ottawa pendant des mois pour un meilleur contrôle national des armes à feu, la ministre québécoise de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, salue le dépôt du projet de loi du gouvernement Trudeau sur les armes de poing.

Cette nouvelle version du projet de loi C-21 présentée hier par le gouvernement fédéral prévoit des mesures plus musclées pour limiter la possession et le trafic d’armes de poing au pays.

En plus d’intensifier la lutte contre le trafic d’armes en provenance des États-Unis et d’augmenter les peines qui y sont reliées, le projet de loi prévoit l’instauration d’une interdiction d’acheter, de vendre ou de transférer des armes de poing partout au pays et non plus seulement dans les villes et les provinces qui le désirent, comme le prévoyait l’ancienne version du projet de loi.

On est encore en train d’analyser le fin détail de ça […] Mais de prime abord, je pense que c’est une bonne chose, a déclaré la ministre Guilbault lors d’une mêlée de presse à Rimouski.

« Ce sont eux qui gèrent les frontières. C’est par là que les armes arrivent, alors ce qu’ils ont annoncé hier […] sous réserve d’une lecture plus attentive, c’est une bonne nouvelle. »

— Une citation de  Geneviève Guilbault, ministre de la Sécurité publique du Québec

Estimant que ça fait longtemps qu’on demande que le gouvernement fédéral agisse, la ministre a dit espérer que les gestes et surtout les fonds promis accompagneront cette volonté d'Ottawa de s’attaquer plus fermement au problème des armes de poing.

J’attends d’ailleurs toujours que M. Mendicino [le ministre de la Justice] signe notre entente pour l’argent qu’il a mis sur la table pour la violence armée à Montréal. […] On craint un été chaud, alors on a besoin de cet argent. J’ai hâte qu’il signe cette entente-là, a-t-elle confié.

Ententes avec les corps policiers autochtones

De son côté, Mme Guilbault assure que son gouvernement ne ménage aucun effort pour lutter contre la violence armée qui prolifère au Québec, notamment dans la région de Montréal.

Rappelant la mise sur pied de l’opération CENTAURE qui mobilise la Sûreté du Québec et la majorité des corps policiers de la province pour lutter contre le trafic d’armes et la violence par arme à feu, le ministre a annoncé de prochaines ententes avec les corps policiers autochtones.

J’aurai bientôt une annonce avec M. [Shawn] Dulude qui est à la fois président de l’Association des directeurs de police autochtones et inuit et aussi directeur du corps de police d’Akwesasne, a-t-elle promis.

« On agit sur tous les fronts dans notre juridiction du Québec, mais on a besoin du fédéral pour qu’il fasse sa part et ils sont en train de le faire. »

— Une citation de  Geneviève Guilbault, ministre de la Sécurité publique du Québec

Pour le moment, le gouvernement du Québec poursuit son étude détaillée du projet de loi déposé hier en grande pompe par le gouvernement de Justin Trudeau dont la réponse contre le fléau de la violence armée n’était pas jugée à la hauteur par plusieurs provinces, dont le Québec et l’Ontario, aux prises avec une hausse importante des fusillades dans les zones urbaines.

Or, selon plusieurs opposants à un bannissement des armes de poing au Canada, dont fait partie le premier ministre de l'Ontario, Doug Ford, Ottawa fait fausse route. Le fait, selon eux, de bannir ou de limiter l'acquisition des armes légales n'aura pas l'effet escompté sur la violence par armes à feu dans les rues.

Selon plusieurs experts, dans la mesure où la majorité des crimes impliquant ce type d'arme sont commis avec des armes obtenues en contrebande, c'est davantage sur la répression et les contrôles aux frontières que le gouvernement doit se concentrer, plutôt que sur les propriétaires d'armes légales.

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