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Cancer du col de l’utérus : le test VPH appelé à remplacer le test Pap

Une main insère une baguette en bois à l'intérieur d'une maquette volumique représentant l'appareil génital féminin.

Le test Pap, qui consiste à prélever des cellules à l'entrée du col de l'utérus (photo), sera remplacé par le test VPH. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

Le test de détection du virus du papillome humain (test VPH) va progressivement remplacer le test Pap pour le dépistage primaire du cancer du col de l’utérus au Québec.

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, a annoncé mardi que le test VPH sera offert à toutes les femmes à partir de l’âge de 25 ans.

Jugé plus sensible que le test Pap, le test VPH sera réalisé en priorité. Au besoin, d’autres tests pourront être réalisés.

Recommandé par l'INESSS

Le ministre Dubé donne ainsi suite à une recommandation formulée par l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS) dans un avis publié l’hiver dernier.

L’INESSS recommandait notamment de faire évoluer le test Pap vers un test VPH à partir de l’âge de 25 ans, et ce, jusqu’à l’âge de 65 ans, à raison d’un dépistage tous les cinq ans. Le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) dit soutenir ces conclusions et s’engage à y donner suite.

En ce moment au Québec, les femmes âgées de 21 à 65 ans peuvent passer un test de dépistage du cancer du col de l’utérus tous les deux ou trois ans. Pour y avoir accès, elles doivent avoir obtenu une prescription individuelle lors d’une visite médicale.

Christian Dubé lève les deux bras devant lui.

Le ministre Christian Dubé affirme que l'implantation du test VPH va contribuer à améliorer l'accès aux soins et à réduire les complications dues au cancer du col de l'utérus. (Archives)

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Le MSSS croit que l’implantation du nouveau programme permettra à toutes les personnes admissibles d’avoir accès au dépistage par test VPH selon un modèle structuré visant à limiter les barrières à la participation des personnes qui le souhaitent et à améliorer la qualité des services offerts.

Le virus du papillome humain est responsable de la quasi-totalité des cas de cancer du col de l’utérus. Il se transmet sexuellement ou par contact direct avec des muqueuses infectées.

Autoprélèvement

Jusqu’ici, le test Pap, également appelé cytologie gynécologique, est la méthode de dépistage la plus utilisée au Québec. Il est réalisé à l’aide d’un prélèvement de cellules effectué à l’entrée du col de l’utérus. Leur analyse permet de détecter la présence ou non de cellules cancéreuses.

Le test VPH est un test moléculaire qui vise à détecter les acides nucléiques du virus à partir d’un prélèvement génital. Contrairement au test Pap, qui nécessite une visite chez le médecin et des analyses en laboratoire, le test VPH peut être réalisé à la maison, par autoprélèvement.

Au Canada, on estime qu’une femme sur 168 va avoir un cancer du col de l’utérus au cours de sa vie.

En 2021, 1450 nouveaux cas de cancer du col de l’utérus auraient été détectés au Canada, dont 290 au Québec.

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