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Myanmar : des rebelles soutenus par la Chine appellent la junte à négocier la paix

Un soldat birman porte une arme automatique, et scrute les alentours dans une rue achalandée.

Les forces gouvernementales qui ont repris le pouvoir par la force en février 2021 n'arrivent pas à stabiliser la situation dans le pays en raison de la résistance des opposants et des minorités.

Photo : Getty Images / AFP/STR

Radio-Canada

Un puissant groupe rebelle birman étroitement lié à la Chine a appelé mardi la junte au pouvoir au Myanmar à engager le dialogue avec les opposants au coup d'État militaire, afin de mettre fin à 15 mois de tueries.

Comptant quelque 25 000 membres, l'United Wa State Army (UWSA), armée de la minorité Wa, est l'une des plus grandes organisations militaires non étatiques au monde, qui fabrique elle-même ses armes et enrôle un membre de chaque famille dans les zones qu'elle contrôle.

L'UWSA reste généralement dans son enclave autonome située sur la frontière avec la Chine, dans le Nord, et s'est pour l'instant peu impliquée dans les affrontements déclenchés par le renversement de la dirigeante civile Aung San Suu Kyi et son gouvernement l'an dernier.

L'organisation a lancé un appel à toutes les parties du conflit à le résoudre par la négociation dès que possible, dans un communiqué diffusé après des discussions avec des représentants de la junte dans la capitale, Naypyidaw.

Les conflits internes qui déchirent le Myanmar à ses frontières depuis son indépendance en 1948 du Royaume-Uni ont prouvé que les problèmes fondamentaux ne peuvent pas être réglés par la force militaire, selon le communiqué.

L'UWSA a précisé qu'elle allait rester en dehors du conflit entre la junte et ses opposants, qui a plongé le pays dans le chaos et déplacé des centaines de milliers de personnes.

Une vingtaine d'armées ethniques rebelles existent au Myanmar, dont beaucoup contrôlent des zones frontalières. Elles se sont affrontées et se battent contre l'armée pour plus d'autonomie, l'accès aux ressources et le contrôle du trafic de drogue.

Certains groupes armés qui ont condamné le renversement du gouvernement d'Aung San Suu Kyi ont offert asile et formation aux armes pour les Forces de défense du peuple (PDF) apparues après le coup d'État.

Selon les experts, les PDF ont surpris la junte par leur efficacité.

Les forces Wa surpassent la myriade d'autres groupes ethniques, font peur à l'armée birmane et fournissent à Pékin une tête de pont stratégique chez son voisin riche en ressources naturelles.

La Chine reste un allié essentiel pour la junte birmane et a refusé de qualifier de coup d'État la prise du pouvoir par les militaires.

En avril, Pékin avait dit vouloir aider à protéger la souveraineté, l'indépendance et l'intégrité territoriale de la Birmanie, peu importe comment la situation évolue.

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