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Un contre-interrogatoire sème le doute dans le procès pour le meurtre de Lise Danais

Une femme au cheveux brun.

Lise Danais, franco-manitobaine, était âgée de 51 ans au moment de sa mort, le 26 mars 2019.

Photo : Facebook

L’audience de lundi révèle que lors de l’enquête portant sur le meurtre de Lise Danais, des proches de cette dernière ont fait part au sergent-détective Paul David Barber qu’elle subissait du harcèlement sexuel de la part d’un de ses collègues et qu’elle avait peur de lui.

Lise Danais est décédée peu après avoir été trouvée dans un état critique dans sa maison, le 26 mars 2019. Des accusations de meurtre au premier degré ont été portées contre un adolescent en juillet 2019.

Des membres de la famille de Mme Danais soutiennent, depuis janvier, que ce dernier est innocent.

Il ne peut être nommé en vertu de la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents. Par ailleurs, CBC/Radio-Canada ne révèle pas certains détails de l'affaire pour ne pas identifier cette personne mineure.

Si jamais il m’arrive malheur, c’est à cause de lui

Dans le cadre du contre-interrogatoire de M. Barber, le procureur de la défense, Matt Gould, a présenté aux jurés un texto qu’a envoyé Lise Danais à l’une de ses proches dans lequel elle explique être victime de harcèlement sexuel.

Dans le message daté du 12 mai 2018, soit environ un an avant son meurtre, elle explique craindre pour sa vie. Elle prévient sa destinataire que si jamais il lui arrive malheur, c’est à cause de son collègue.

Au moins deux proches à elle auraient fait part aux enquêteurs des craintes de Lise Danais vis-à-vis de ce collègue, lors d’entrevues en 2019. À l’époque, M. Barber a d’ailleurs mandaté des policiers d’enquêter sur cette personne, a-t-il indiqué dans son contre-interrogatoire.

En 2019, l’accusé a également indiqué aux policiers que Mme Danais disait avoir peur de son collègue, au moins trois mois avant sa mort. C’est ce que révèle une entrevue de l’adolescent enregistrée le 26 mars 2019 et présentée au jury, lundi avant-midi.

L’accusé n’a pas fait de manoeuvres de réanimation

Dans cette même entrevue de mars 2019, l’accusé a expliqué avoir été faire des courses et ensuite être allé à la résidence de Mme Danais.

Une odeur pas normale exhalait du domicile, selon l’adolescent.

Lorsqu’il l’aurait découvert dans sa chambre, il a contacté les secours qui lui ont ensuite expliqué comment faire des manœuvres de réanimation sur Mme Danais.

En entrevue, l’accusé indique toutefois ne pas les avoir effectuées.

Je n’ai pas pu, a-t-il dit, émotif, aux policiers pour expliquer son inaction.

Le procès se poursuit.

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