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Qu’est-ce que Yubo, le réseau social utilisé par le tireur d’Uvalde

Un gros plan sur les mains d'une jeune fille qui tient un téléphone intelligent. Ses mains sont posées sur son pupitre d'école, par dessus un cahier ligné.

Les jeunes peuvent discuter par vidéo sur le réseau social Yubo.

Photo : iStock

Radio-Canada

Yubo, qui connaît déjà un certain succès sur l’App Store et le Google Play Store, monte dans les palmarès de téléchargement depuis que des médias ont dévoilé que le tireur d’Uvalde au Texas l’utilisait. Coup d'œil sur cette application, qui prend des airs de Tinder de l’amitié.

Loin d’être aussi connue que les grandes applications de réseaux sociaux comme YouTube, Facebook ou TikTok, Yubo, anciennement appelée Yellow, attire tout de même un large public, composé surtout de jeunes.

Créée en 2015 par des étudiants en ingénierie en France, l’application mobile se veut une entremetteuse d’amitiés pour les jeunes. Tout comme sur la populaire application de rencontre Tinder, on peut y faire défiler des profils et discuter avec des personnes avec lesquelles on a des intérêts communs.

Les utilisateurs et utilisatrices de Yubo, surtout des ados, peuvent discuter à l’écrit en direct ou par vidéo, dans des groupes pouvant aller jusqu’à 10 personnes. Il n’y a donc pas de fil public choisi par des algorithmes sur lesquels on peut interagir. Le logiciel n’affiche pas de publicités non plus.

Plusieurs médias la surnomment la Tinder pour ados. Selon le site spécialisé TechCrunch, près de 99 % des adeptes de la plateforme sont de la génération Z, c’est-à-dire des personnes âgées de 13 à 25 ans.

Des jeunes ont interagi avec le tireur

Le tireur d’Uvalde utilisait cette application, et plusieurs internautes avec qui il a interagi ont indiqué qu’il avait montré des signaux inquiétants, selon ce que rapportent plusieurs médias américains, dont le New York Times, le Washington Post et Vice.

Une adolescente de 15 ans vivant en Allemagne a confié au New York Times que Salvador Ramos, le tireur, lui avait parlé de ses plans de fusillade, et lui avait montré ses armes, mais qu'elle ne l’avait pas cru.

Un autre adolescent de 16 ans, en confidence cette fois-ci au Washington Post, a indiqué que le tireur s’attirait les foudres des internautes en montrant des chats morts et en menaçant les filles de viol. Cette personne a indiqué que malgré plusieurs signalements à Yubo, la plateforme n’a pas bloqué son compte.

Le profil Yubo de Salvador Ramos a par ailleurs été désactivé près de quatre jours après la tuerie qui a fait 21 morts, dont 19 enfants, au Texas.

Sous le feu des projecteurs

Ce n’est pas la première fois que l’application est sur la sellette. Plusieurs médias ont alerté les parents sur les risques de cette application, qui peut facilement mettre en contact une personne adulte et une mineure. Un homme de 26 ans a par ailleurs été arrêté en 2019 pour avoir tenté de rencontrer une fillette de 12 ans avec qui il parlait sur l’application.

Yubo indique sur son site avoir implanté de nouvelles techniques de vérification de l’âge, dont le recours à l’intelligence artificielle pour la modération des discussions.

En décembre 2019, Yubo a dévoilé que la population canadienne représentait 10 % des utilisateurs et utilisatrices de l’application, contre 40 % d’adeptes des États-Unis.

Au moment d’écrire ces lignes, l’application Yubo était classée en 22e position des applications de réseautage social de l’App Store.

Avec les informations de Mashable, TechCrunch, Washington Post, et New York Times

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