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Volodymyr Zelensky se rend au front à Kharkiv, dans l’est de l’Ukraine

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Le président ukrainien Volodymyr Zelensky visite un site dévasté par les frappes militaires russes à Kharkiv, le 29 mai 2022.

Photo : via reuters / Bureau de la présidence ukrainienne

Radio-Canada

Volodymyr Zelensky s'est rendu dimanche dans la région de Kharkiv, dans l'est de l'Ukraine, qui est de nouveau soumise à des bombardements après des semaines de relative accalmie. Il s'agit de la première visite du président ukrainien à l'extérieur de la région de Kiev depuis le début de l'invasion russe.

[Il y a au total] 2229 maisons détruites à Kharkiv et dans la région. Nous restaurerons, reconstruirons et ferons revenir la vie à Kharkiv et dans toutes les autres villes et tous les autres villages où le mal est venu, a-t-il déclaré sur Telegram, accompagnant son message d'une vidéo de sa visite.

« Dans cette guerre, les occupants tentent d'obtenir un résultat, quel qu'il soit. Mais ils doivent comprendre que nous défendrons notre terre jusqu'au bout. Ils n'ont aucune chance. Nous nous battrons et nous gagnerons. »

— Une citation de  Volodymyr Zelensky, président de l'Ukraine

Le président a profité de cette visite pour honorer les soldats ukrainiens, qui ont repris 5 % du territoire précédemment occupé par les forces russes dans la région [la Russie occupe toujours 31 % du territoire].

Dans son message vidéo quotidien, il a plus tard annoncé le limogeage du chef des services secrets de la région de Kharkiv, parce qu'il ne travaillait pas à la défense de la ville depuis les premiers jours de cette guerre, mais ne pensait qu'à lui-même.

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Le président de l'Ukraine, Volodymyr Zelensky, récompense un militaire ukrainien à Kharkiv.

Photo : via reuters / Bureau de la présidence ukrainienne

Bombardée quasi quotidiennement depuis le début de l'invasion russe le 24 février, Kharkiv, deuxième ville du pays, connaissait un répit depuis quelques semaines, après une contre-offensive ukrainienne ayant réussi à faire reculer les troupes russes.

Des bombes ont toutefois retenti dans la ville ces derniers jours, et des explosions ont même été entendues quelques heures seulement après la visite du président Zelensky, rapporte Reuters.

Une station radar de la région de Kharkiv a également été visée par une attaque au cours des dernières 24 heures, selon un communiqué publié par le ministère russe de la Défense, dimanche matin.

Le communiqué précise également que l'armée russe a détruit, avec des missiles de haute précision de longue portée, un important arsenal des forces armées ukrainiennes dans la région de Dnipropetrovsk, en plus de cibler un système de défense antiaérienne ukrainien près de Mykolaïevka et cinq dépôts de munitions près de Sievierodonetsk.

L’étau russe se resserre dans le Donbass

La plus grande ville toujours sous contrôle ukrainien dans la région du Donbass est d'ailleurs le théâtre de combats toujours plus intenses.

La Russie a engagé tous ses moyens pour s'emparer de Sievierodonetsk ou empêcher toute communication entre la région et l'Ukraine, a affirmé samedi soir sur son compte Telegram Sergii Gaïdaï, gouverneur de la région du Lougansk.

Les bombardements ont été si intenses qu'il n'a pas été possible d'évaluer le nombre de victimes ni les dégâts, a-t-il déclaré, faisant toutefois état de la mort de deux personnes samedi et de la destruction de 13 bâtiments.

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Dmytro Mosur, 32 ans, tient dans ses bras ses jumelles de 2 ans alors qu'elles attendent d'être évacuées de la ville de Lysychansk, dans l'est de l'Ukraine, le 20 mai 2022. La ville a perdu presque 90 % de ses habitants depuis le début de la guerre.

Photo : AFP / ARIS MESSINIS

Les bombardements constants compliquent beaucoup l'approvisionnement – notamment en eau potable – de la cité, privée d'électricité depuis plus de deux semaines, a-t-il écrit sur son compte Telegram. L'activité du centre d'aide humanitaire de la ville a été suspendue, a-t-il précisé.

D'après le gouverneur Gaïdaï, l'assaut se poursuit dans la ville avec des combats de rue.

Le dirigeant de la république russe de Tchétchénie, Ramzan Kadyrov, a affirmé quant à lui samedi soir sur Telegram que Sievierodonetsk est sous [leur] contrôle total. [...] La ville a été libérée.

Pendant ce temps, la police a fait état d'importantes destructions à Lysychansk, ville jumelle de Sievierodonetsk située de l'autre côté de la rivière Seversky Donets. Le gouverneur Gaïdaï a décrit la situation comme s'étant largement aggravée.

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Un pont détruit reliant la ville de Lysychansk à celle de Sievierodonetsk. Les deux villes sont menacées d'encerclement par les forces russes et les séparatistes prorusses.

Photo : AFP / ARIS MESSINIS

Un obus russe est tombé sur un immeuble d'habitation, une fille est morte sur place et quatre personnes ont été hospitalisées, a-t-il dit. La journée précédente avait été difficile dans la ville, selon M. Gaïdaï, qui fait état d'un cinéma détruit et de 22 immeubles endommagés.

Un peu plus à l'ouest, le ministère russe de la Défense a confirmé samedi la prise de contrôle de la localité clé de Lyman, qui ouvre la voie aux grandes villes de Sloviansk et Kramatorsk, dans le Donbass.

Dimanche, l'armée ukrainienne a concédé que le regroupement des forces russes se renforçait dans ce secteur.

Hier, le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait reconnu que la situation dans cette région du Donbass [était] très, très difficile, avec des frappes intensives d'artillerie et de missiles. Mais il avait estimé que si les occupants pensent que Lyman et Sievierodonetsk seront les leurs, ils se trompent. Le Donbass sera ukrainien.

Que feront les Européens du pétrole russe?

Après l'offensive infructueuse sur Kiev et Kharkiv au début de la guerre, les forces russes se sont concentrées dans l'est de l'Ukraine, avec l'objectif affiché de s'emparer totalement du Donbass, partiellement contrôlé depuis 2014 par des séparatistes prorusses soutenus par Moscou.

À Bruxelles, à la veille d'un sommet de l'UE, les représentants des vingt-sept ont examiné dimanche une nouvelle proposition qui exempterait temporairement un oléoduc clé pour la Hongrie d'un embargo progressif de l'UE sur le pétrole russe, afin de tenter de lever le blocage sur leur sixième paquet de sanctions contre Moscou.

Ces nouvelles sanctions sont pour l'instant bloquées par la Hongrie, pays enclavé sans accès à la mer et dépendant du pétrole acheminé de Russie par l'oléoduc Droujba, qui lui fournit 65 % de sa consommation.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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