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Faute d’ambulanciers, Urgences-santé est sur la corde raide la nuit

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Des délais sont à prévoir pour les cas non urgents, signale Urgences-santé.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Par manque d’ambulanciers au front, Urgences-santé comptera sur 24 ambulances de moins sur les routes de Montréal et Laval durant la nuit de samedi à dimanche.

La situation est préoccupante, convient au bout du fil Jean-Pierre Rouleau, porte-parole d’Urgences-santé, qui compte habituellement sur 53 ambulances pour couvrir le territoire les nuits de fin de semaine.

Nos employés sont fatigués après deux ans de pandémie et l’acceptation de temps supplémentaire est moins grande, explique M. Rouleau. Celui-ci évoque aussi des difficultés de recrutement. Une centaine de nouveaux postes restent vacants et certains gestionnaires sont même parfois envoyés sur le terrain.

À ce stade, Urgences-santé prévoit 47 paramédics pour le quart de nuit pour la zone d'intervention Montréal-Laval. C'est 45 % de la main-d'œuvre effective censée être en service le samedi soir, écrit Hal Newman. Cet ancien ambulancier recense les nombreuses difficultés de la profession au Québec sur sa page Facebook La dernière ambulance.

La solution du 811

Si cette situation a tendance à se répéter ces derniers temps, Urgences-santé se veut toutefois rassurante : Pour les appels urgents, on sera au rendez-vous, car des ambulanciers de soir pourront étirer leur quart de travail, mais pour les appels non urgents, ça risque d’être un peu plus long que d’habitude si la demande devient un peu plus importante, explique son porte-parole.

De plus, les quarts de jour et de soir sont adéquatement pourvus, souligne-t-il.

Dans les cas moins urgents où la vie n’est pas en danger, comme pour une blessure ou des maux de tête, M. Rouleau recommande plutôt d’appeler le 811, qui reste trop peu connu, où une infirmière sera à même de conseiller son interlocuteur sur la meilleure marche à suivre.

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