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Une mère de quatre enfants toujours sans logement après six mois de recherches

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Marlène Bilodeau cherche un nouveau logement depuis le mois de novembre.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Marlène Bilodeau, locataire et mère de 4 enfants, cherche un nouveau logement depuis le mois de novembre, date à laquelle son propriétaire lui a annoncé qu'il reprenait son appartement pour un membre de sa parenté. Malgré tous ses efforts, à la fin mai, elle n'a pas signé un nouveau bail.

Le premier juillet, date de la grande journée de déménagement au Québec approche rapidement. Le décompte des jours fait augmenter le niveau d’anxiété au sein de la petite famille. Le stress est très ressenti, autant pour nous les parents, même mes enfants le sentent. Ça vient jouer beaucoup sur le moral à la maison , témoigne Marlène Bilodeau.

Elle évoque que certains propriétaires lui ont refusé de visiter des logements puisqu'elle a de jeunes enfants, âgés de 3 et 9 ans. Et ça, c'est quand elle obtient une réponse relate-t-elle. On se rend même pas à réussir à avoir une visite. Si on en a, on est 50 en même temps à faire la visite. On a été 12 à la dernière visite que j'ai faite.

Marlène Bilodeau et son conjoint ont même visité des logements en dehors de la Mauricie, à Baie-Comeau et à Lévis, dans l'espoir de trouver un toit adéquat pour leur famille, sans succès.

Si elle ne trouve pas de logement, c'est l'hôtel ou la rue.

Sa soeur cadette, Kassandra, se trouve dans la même situation. Même si elle est une jeune femme seule qui possède un chat, sa recherche de logement est ardue dans la région. Je trouve soit des appartements, désolée du terme, vraiment miteux qui sont à des prix de 700 $ et plus rien d'inclus. Je veux bien me loger, mais il faut que j'y aille avec mes moyens. En ce moment je travaille au salaire minimum. C'est juste impossible pour moi d'arriver avec un loyer à 700 $.

Elle déplore qu’en ce moment se mettre un toit sur la tête, c'est rendu du luxe.

Des cas de discrimination

Véronique Laflamme, porte-parole du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), remarque que Trois-Rivières est particulièrement touchée par la baisse du taux d'inoccupation des logements depuis deux ans. En 2018, le taux d'inoccupation était à 4 %, il est aujourd'hui à 0,9 % pour certaines catégories de logement, notamment les logements familiaux, de 3 chambres à coucher et plus c'est encore plus bas, on parle d'un taux d'inoccupation de 0,6 %.

Elle constate également une augmentation de la discrimination envers certains locataires. L’organisme a reçu des témoignages en ce sens. La spéculation immobilière contribue également à la rareté des logements.

Pour la première fois l'année dernière, l’Office municipal de l’habitation a dû mettre en place un service d’aide d’urgence à la demande de la ville de Trois-Rivières. Le 2 juillet dernier, 23 ménages locataires se sont retrouvés sans logis dans la ville.

Avec les informations de Coralie Laplante

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