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La C.-B. veut un consensus des Autochtones pour suspendre la coupe des forêts anciennes

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L'exploitation forestière a repris, du moins jusqu'à l'échéance de l'injonction, le 26 septembre.

Photo : Simon Gohier

Radio-Canada

Le gouvernement de la Colombie-Britannique demande aux Premières Nations d’en arriver à un consensus avant de suspendre l’exploitation des forêts anciennes sur les territoires partagés par plusieurs nations.

La barre est haute, croit la directrice du développement durable du bureau des chefs héréditaires de la Nation Gitanyow, Tara Marsden. Elle ajoute que ce processus complexe n’a pas été expliqué lorsque la province a présenté son plan de moratoire, en novembre dernier.

Ce plan vise à permettre la suspension des coupes pendant deux ans sur environ 2,6 millions d’hectares de forêts anciennes dont l’exploitation risque d’entraîner des pertes permanentes en matière de biodiversité.

Je crois que le public qui se préoccupe des forêts anciennes doit en être informé et doit savoir que c’est un grand défi dans un contexte où plusieurs nations [autochtones] sont touchées, souligne-t-elle.

Elle dit avoir pensé, lors de l’annonce, que les Premières Nations n’avaient qu’à indiquer les aires à protéger pour qu’elles le soient.

Or, le gouvernement avait plutôt des attentes non dites, explique Mme Marsden, en vertu desquelles les Premières Nations devaient d’abord s’entendre entre elles à propos de la protection des parcelles de territoire qu’elles partagent.

S’entendre avec ses voisins

L’ennui, pour les Gitanyow, est le suivant : ce que le ministère provincial des Forêts qualifie de petite parcelle localisée est touché par le traité des Nisga’a. Cette nation est toujours en train d’évaluer la question d’un moratoire éventuel parce qu’elle a investi dans l’exploitation forestière.

À l’exception de cette parcelle, le ministère confirme que le moratoire est en vigueur sur le territoire des Gitanyow.

De son côté, le gouvernement Nisga’a dit continuer à évaluer [la possibilité d’un moratoire] et l’impact que la mesure pourrait avoir sur [ses] intérêts.

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Jusqu’à maintenant, 188 des 204 Premières Nations consultées ont répondu au gouvernement provincial et 75 d'entre elles ont souhaité se prévaloir de cette mesure.

Photo : afp via getty images / COLE BURSTON

Réponse au gouvernement

Les 204 Premières Nations touchées par cette mesure avaient 30 jours pour décider si elles voulaient un moratoire ou pour indiquer au gouvernement qu’elles avaient besoin de plus de temps pour prendre une décision.

La ministre des Forêts, Katrine Conroy, explique qu’en l’absence de consensus à propos des territoires partagés, le gouvernement évaluera les demandes au cas par cas.

Nous ne pouvons pas imposer automatiquement un moratoire à une nation qui n’en veut pas, note-t-elle. Elle précise toutefois que le nombre de parcelles où un consensus n’a pas été atteint est limité.

Tous les moratoires dureront deux ans afin de permettre au ministère de consulter les Premières Nations. À la fin de ces consultations, ou bien l’exploitation des forêts à risque sera interdite, ou bien ces forêts seront incluses dans un nouveau plan de gestion durable, prévoit la ministre.

Le mois dernier, la ministre Conroy a annoncé qu’une suspension des coupes avait été accordée pour 1,05 million d’hectares. Jusqu’à maintenant, 75 des 204 Premières Nations consultées ont souhaité se prévaloir de cette mesure.

Avec les informations de La Presse canadienne

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