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L’équipe de natation d’Atikokan renaît de ses cendres

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Le complexe des Jeux du Canada à Thunder Bay accueille le Grand Prix du 50e anniversaire des Thunderbolts.

Photo : Gracieuseté : Cathy Alex

Radio-Canada

Le retour de l'ancien athlète paralympique Tom Hainey dans Atikokan, sa ville natale, dans les cinq dernières années a signalé le retour du club de nage Nakokita un peu plus de 20 ans après sa dissolution. Il est maintenant entraîneur pour l’organisme où il a fait ses débuts dans le sport durant les années 1970.

M. Hainey et son équipe participent à une première compétition depuis la reformation du club de natation. Après avoir quitté un poste d’entraîneur de natation à Winnipeg, sa famille et lui sont revenus dans sa ville natale, où aujourd’hui il est le directeur des services communautaires.

La piscine a commencé à lui manquer, ce qui l’a poussé à redonner vie au club qui l’a formé.

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Tom Hainey a participé aux Jeux paralympiques de 1984, 1988 et 1992, durant lesquels il a gagné quatre médailles d’or et cinq d’argent.

Photo : CBC/Kris Ketonen

Ç’a pris du temps. J’ai commencé avec quelques camps pour faire découvrir la nage compétitive aux jeunes, explique M. Hainey. La COVID-19 a ralenti les activités du club, ce qui l'a empêché de participer à quelques événements.

« Nous aurions pu être beaucoup plus avancés sans la pandémie. Elle a eu un impact sur le nouveau programme et plusieurs autres comme lui à travers la province. »

— Une citation de  Tom Hainey, entraîneur du club de natation Nakokita

C’est finalement en septembre 2021 que Natation Canada a formellement reconnu le club de natation Nakokita, ce qui lui a permis de participer à sa première compétition : le Grand Prix du 50e anniversaire des Thunderbolts à Thunder Bay.

Un premier essai pour le club

Deux nageurs du club Nakokita participeront à leurs premières compétitions la fin de semaine du 27 mai. Les deux ont avoué être très nerveux avant leur première épreuve.

Je devais nager avec un vieux maillot de bain, parce que je n’en avais pas d’autres. Il était trop gros, raconte Nathan Bowes, âgé de 15 ans.

J’en ai finalement trouvé un qui m'allait et c’est fantastique, ajoute-t-il.

« Je ne suis plus nerveux maintenant. Je connais les gens et je m’amuse. »

— Une citation de  Nathan Bowes, nageur du club de natation Nakokita

Sa coéquipière de 14 ans, McKenna Davis, était contente de pouvoir se joindre au club, puisqu’il n’y a pas beaucoup de sports organisés à Atikokan. Comme son entraîneur, elle est qualifiée comme para-athlète.

Au départ, j’ai rejoint le club parce que ça devait aider avec mon pied bot, partage-t-elle. Elle se sentait nerveuse pour sa première compétition, mais l’équipe a su lui donner confiance durant un camp d’entraînement tenu peu avant le voyage à Thunder Bay.

On a essayé de battre nos records personnels à la fin du camp, poursuit-elle.

M. Hainey aurait préféré les introduire aux compétitions dans un environnement moins intimidant, comme une compétition d’un jour à Dryden. Le Grand Prix des Thunderbolts est d’une durée de trois jours et rassemble 250 nageurs du Nord-Ouest de l’Ontario, d’Ottawa, de Winnipeg et de Minneapolis, située à moins de six heures au sud de Thunder Bay, de l’autre côté de la frontière canado-américaine.

Heureusement, ils peuvent nager, affirme le paralympien.

Des signes encourageants

Durant la première journée de la compétition, Bowes a battu le record du club pour le 50 m brasse. D’après lui, la fin de semaine a bien commencé.

J’avais des doutes il y a quelques mois et je ne pensais pas continuer à nager. Mais maintenant? J’adore chaque seconde et j’aime comment je me sens, affirme-t-il.

Comme son coéquipier, la jeune Davis compte également poursuivre son parcours en natation.

Tu es extrêmement concentré quand t’essaies de nager et de battre ton meilleur temps, souligne-t-elle.

Le retour du club de natation Nakokita a permis à M. Hainey de retomber en amour avec ce sport et le rôle d’entraîneur, pour lequel il ne ressentait plus d'envie il y a quelques années.

De les voir excités et enthousiastes et de voir leur progrès chaque jour, c’est motivant. C’est quelque chose que je n’ai pas ressenti depuis très longtemps, indique-t-il.

Avec les informations de Kris Ketonen, CBC.

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