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Marathon de Calgary : il court après sa passion à l’âge de 85 ans

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Gerald Miller fera partie des quelque 6000 coureurs qui seront sur la ligne de départ du Marathon de Calgary, dimanche.

Photo : Radio-Canada / Axel Tardieu

Radio-Canada

Est-il possible de participer à un marathon après ses 80 ans? La réponse est oui en voyant Gerald Miller qui effectuera un demi-marathon à l’âge de 85 ans à Calgary, dimanche.

J'ai un record mondial : avoir couru les six courses majeures du monde entier après mes 80 ans, affirme-t-il fièrement.

Pour le Marathon de Calgary, Gerry, pour les intimes, prendra part à l'épreuve de 21,1 kilomètres, qu'il compte plier en 2 h 40 min.

Dans la métropole albertaine, Gerald Miller est une petite célébrité dans le monde de la course à pied. Durant sa carrière sportive, il a participé à plus de 40 marathons à travers le monde, dont celui de Boston, Chicago, New York, Londres et Berlin.

Ce professeur d'université à la retraite a découvert sa passion pour la course bien tard dans sa vie. Il a commencé à courir à l’occasion d'événements organisés à l’université.

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Durant ses sorties, Gerald Miller, rencontre des coureurs plus jeunes, qui s'inspirent de lui, comme Daron Wong.

Photo : Radio-Canada

Il se lance à 58 ans

C'est à Vancouver et à l'âge de 58 ans qu'il participe à son premier marathon. Il n’a plus quitté sa passion, presque 30 ans plus tard.

La recette du succès, une assiduité sans faille aux entraînements, la persévérance et une bonne hygiène de vie. Mais pas seulement.

Au-delà du dépassement de soi, Gerry court également pour entretenir sa santé mentale.

Courir, c'est excellent pour la santé physique et mentale. Ça améliore la concentration et aide à être calme pendant la semaine. C'est un sport que j'adore faire en groupe, avoue-t-il.

Le sentiment d'appartenance est également important. J’appartiens à toute une communauté de coureurs. C’est un groupe athlétique, nous interagissons et nous nous aidons les uns les autres, affirme l’octogénaire.

« Courir, c'est comme une drogue. Ça me fait planer. Je pense à ma famille, à mes amis, à ma chance et ça me permet de tenir jusqu'à la ligne d'arrivée. »

— Une citation de  Gerald Miller

Encourager les jeunes

Gerald Miller ne court pas juste pour son propre plaisir, mais aussi pour accompagner d'autres coureurs moins expérimentés.

Ce n'est pas vraiment ma course. Je suis là pour encourager les autres à atteindre leurs objectifs, leur donner des conseils ou leur rappeler qu'il faut s'hydrater, explique-t-il.

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Daron Wong et Gerald Miller courent ensemble depuis des années.

Photo : Radio-Canada / Axel Tardieu

À l’approche de chaque marathon, Gerald Miller intensifie sa préparation.

Il s'entraîne deux fois par semaine sur de petites distances et une fois en week-end sur une plus longue distance. Indispensable, selon lui, pour maintenir sa forme compétitive, son corps et ses muscles toujours à supporter les exigences de la course.

Durant ses sorties, il rencontre des coureurs plus jeunes que lui, bien souvent moins motivés.

Gerry m'a tout de suite impressionné. Il avait 30 ans de plus que moi, mais il était plus rapide. J'espère être comme lui à son âge et je ne suis pas le seul, explique Daron Wong, un coureur amateur qui s’inspire de l’abnégation de Gerry.

Un soutien familial indéfectible

Gerald Miller est père de quatre enfants et de 11 petits-enfants. Il affirme que sa famille a toujours été d’un soutien constant durant toutes ces années de compétition.

Ma famille a été absolument merveilleuse en me soutenant de tant de façons, notamment émotionnelles c’est très important pour moi , reconnaît Gerry.

« Parfois [lors des marathons] je tombe et je me blesse et parfois j'ai des crampes. Alors mon fils et ma belle-fille courent, ils font aussi courir mes petits-enfants avec moi, vers la ligne d’arrivée. »

— Une citation de  Gerald Miller

La pluie prévue dimanche matin au Marathon de Calgary ne lui fait pas peur. Il dit avoir déjà couru sous de violents orages au Marathon de Tokyo.

Avec les informations d’Axel Tardieu

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