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Le Parti québécois doit garder le cap sur l’indépendance, dit Paul St-Pierre Plamondon

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Paul St-Pierre Plamondon s'en est pris à François Legault en raison du souhait de celui-ci d'obtenir un « mandat fort » pour rapatrier du fédéral les pouvoirs en matière d'immigration.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

La Presse canadienne

Le Parti québécois (PQ) doit garder le cap sur l'indépendance au cours de la prochaine campagne électorale malgré l'« adversité » à laquelle se heurte le projet, a clamé Paul St-Pierre Plamondon.

Le chef péquiste s'exprimait samedi matin devant des délégués du PQ réunis en conseil national à Boucherville en vue des élections d'octobre. Il les a invités à assumer pleinement leurs convictions et à rester authentiques, ce qui fera gagner des votes, selon lui.

« On ne recule pas, on ne dévie pas, on ne s'excuse pas, on ne change pas d'idée. On s'en va se battre. »

— Une citation de  Paul St-Pierre Plamondon, chef du Parti québécois

En point de presse, M. St-Pierre Plamondon a déploré qu'on lui impose le narratif [selon lequel] l'indépendance n'a pas la cote au moment où environ le tiers des Québécois se disent souverainistes, d'après les derniers sondages.

Néanmoins, il existe un écart notable entre les 8 % d'intentions de vote qu'obtient le PQ, selon le dernier coup de sonde de Léger, et l'appui à la souveraineté.

Clairement, il y a un espace de croissance, a affirmé le chef péquiste sans pouvoir offrir plus d'explications sur ce décalage.

Selon lui, l'actualité des derniers jours démontre la pertinence et l'urgence de l'indépendance. En refusant de parler de souveraineté, le Québec n'obtiendra que des refus de la part d'Ottawa et le Québec sera malheureusement condamné au déclin linguistique et culturel, a soutenu dans son discours le 10e chef du PQ.

126 députés de la CAQ sur 125?

M. St-Pierre Plamondon n'a pas manqué non plus d'attaquer le gouvernement caquiste en l'accusant d'à-plat-ventrisme et d'avoir subi des revers importants face au fédéral. Il a ridiculisé le souhait de François Legault d'obtenir un mandat fort pour rapatrier les pouvoirs en matière d'immigration.

Comme si le mandat actuel -- majoritaire avec 76 députés -- ne suffisait pas, mais surtout comme si aller chercher quelques députés de plus allait changer quoi que ce soit quant à la position de Justin Trudeau. C'est vraiment prendre les gens pour des valises, a lancé le leader péquiste.

Son message a reçu l'appui du chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, qui s'est désigné comme étant péquiste lors d'une allocution chaudement applaudie samedi après-midi devant les délégués.

« Le Québec a-t-il besoin de 126 députés de la CAQ sur 125? Ce n'est pas un reproche. On s'en va en élections, on les veut tous, tout le monde, c'est normal. »

— Une citation de  Yves-François Blanchet, chef du Bloc québécois

M. Blanchet s'est toutefois demandé si le nationalisme actuel à l'Assemblée nationale est assez fort s'il devait être poussé dans une autre direction face à un adversaire à Ottawa qui est souvent un ennemi.

« Est-ce que le nationalisme ne risque pas parfois de devenir un jeton de négociation en échange d'un chèque? Est-ce que ce nationalisme ne doit pas, au contraire, être soutenu jusqu'à sa finalité, le droit à l'autodétermination, l'exercice de l'autodétermination ou, franchement dit, l'indépendance? »

— Une citation de  Yves-François Blanchet

Pendant le conseil national, les participants ont aussi entendu des conférenciers sur l'état du français et sur la réindustrialisation.

Optimistes

La Coalition avenir Québec (CAQ) trône toujours en tête des sondages avec 46 % des appuis, laissant les partis d'opposition loin derrière.

Des députés péquistes se montrent tout de même optimistes à l'approche des élections. Le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, estime que la campagne électorale mettra davantage en lumière les partis d'opposition.

Dans les deux dernières années, on a surtout entendu le gouvernement, qui est sur les chaînes d'information en continu, qui est constamment devant les caméras. Là, il y a aura de la place pour s'exprimer. Cette élection est loin d'être jouée, a fait valoir M. Bérubé en mêlée de presse.

Son confrère Joël Arseneau croit aussi que le vent tournera avec la tenue de débats de fond sur des questions importantes comme l'environnement.

La seule chose qui est sûre avec les sondages, c'est qu'ils vont changer. On ne pourra pas donner les clés du parlement à 125 députés de la CAQ. Ça n'arrivera pas, a-t-il dit en disant avoir bon espoir que son chef saura conquérir l'appui des Québécois.

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