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Fous de Bassan morts sur l’île Bonaventure : la saison touristique débutera comme prévu

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La colonie de fous de Bassan de l'île Bonaventure compte entre 110 000 et 115 000 individus (archives).

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

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L'hypothèse de la grippe aviaire suscite quelques inquiétudes alors qu'une trentaine de fous de Bassan ont été retrouvés morts dans les limites du parc national de l'Île-Bonaventure-et-du-Rocher-Percé au cours des derniers jours, moins d'une semaine avant l'ouverture du parc prévue le 30 mai.

Quatre carcasses ont été envoyées au Centre québécois sur la santé des animaux sauvages afin de déterminer la cause de ces décès.

Il est encore trop tôt pour savoir s'il s'agit de la grippe aviaire. Le directeur du parc national de l'Île-Bonaventure-et-du-Rocher-Percé, Rémi Plourde, s'attend à obtenir les résultats des analyses à la fin de la prochaine semaine.

« Avec 110 000 fous de Bassan dans un endroit, qu'il y ait de la mortalité, ça arrive. Mais 30 spécimens morts, ça valait la peine d'aller faire des expertises pour vérifier ce qui se passe.  »

— Une citation de  Rémi Plourde, directeur du parc national de l'Île-Bonaventure-et-du-Rocher-Percé
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Un virus comme l'influenza aviaire peut se propager facilement dans une colonie comme celle de l'île Bonaventure, où les oiseaux vivent en contact étroit les uns avec les autres (archives).

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Aux Îles-de-la-Madeleine, près d'un millier de fous de Bassan ont été trouvés morts sur les plages dans les deux dernières semaines. Cinq individus ont été analysés en laboratoire et les résultats ont démontré que les cinq oiseaux étaient atteints de l'influenza aviaire.

Des fous de Bassan retrouvés au Nouveau-Brunswick

Des analyses sont également en cours sur des fous de Bassan récoltés sur les plages de Tracadie, au Nouveau-Brunswick, et qui proviennent de la colonie de l'île Bonaventure, selon le directeur du programme Espèces en péril de Nature Nouveau-Brunswick, Lewnanny Richardson.

Les fous de l'île Bonaventure viennent se nourrir dans nos régions et, à cause de certains événements comme la grippe aviaire, ils vont s'épuiser en mer, mourir et s'échouer sur les plages, explique-t-il.

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Une vingtaine de fous de Bassan provenant de l'île Bonaventure ont été retrouvés morts sur les plages de Tracadie, au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Sarah Déry

Il estime qu'une vingtaine d'oiseaux morts, principalement des fous de Bassan et quelques cormorans, ont été aperçus sur les plages de la région dans les derniers jours, une situation qui l'inquiète.

« Ça arrive de temps en temps, au début du printemps, qu'on voit quelques spécimens morts, mais pas de cette quantité là. Jeudi, j'ai trouvé 11 fous de Bassan sur 5 kilomètres, ce qui n'est pas normal. »

— Une citation de  Lewnanny Richardson, directeur du programme Espèces en péril de Nature Nouveau-Brunswick

M. Richardson rappelle à la population de ne pas toucher les oiseaux, qu'ils soient morts ou vivants.

N'approchez pas trop près s'il est encore vivant, c'est un oiseau avec un bec assez agressif. On ne les approche pas, on les laisse mourir dans la dignité, conseille-t-il.

Observer les fous à une distance sécuritaire

Le parc national de l'Île-Bonaventure-et-du-Rocher-Percé ouvrira tout de même ses portes comme prévu lundi le 30 mai.

M. Plourde rappelle que la santé publique indique que le risque pour l'humain est extrêmement faible, et que, même en temps normal, les visiteurs ne sont jamais en contact avec les fous de Bassan.

Il y a 30, 40 pieds entre la colonie et nous, et c'est un milieu très ventilé, précise-t-il.

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Il est encore trop tôt pour savoir si l'influenza aviaire a contaminé la colonie de fous de Bassan de l'île Bonaventure, mais dans tous les cas, le directeur du parc national, Rémi Plourde, assure que la sécurité des visiteurs n'est pas en danger (archives).

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Néanmoins, quelques mesures préventives seront prises pour redoubler de prudence, notamment dans le sentier des Mousses, où la clôture sera déplacée pour éloigner les visiteurs des oiseaux.

À titre préventif, on délimite la zone de préservation extrême, donc ça met une distance entre la clientèle et la colonie de fous de Bassan. Il y a juste un endroit qui est un peu plus proche, où on va reculer la clôture un peu, explique M. Plourde.

À tous les jours, mes gardes-parcs naturalistes, et lors des excursions en bateau, on va faire des observations pour documenter comment la situation évolue, ajoute le directeur du parc.

Avec les informations d'Isabelle Larose et Sarah Déry

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