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Centre de détention du Sud-Ouest : entre surpopulation et discrimination

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Des membres du personnel disent ne pas être entendus.

Photo : Radio-Canada / CBC News

Radio-Canada

Un examen des conditions de détention au Centre de détention du Sud-Ouest, réalisé par le Centre for Conflict Resolution International Ltd., a identifié des problèmes de surpopulation, de discrimination et de mauvaises pratiques de gestion.

Selon Katrina DiGiacinto, agente correctionnelle et présidente de la section 135 du Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario (SEFPO), qui représente les agents travaillant dans l'établissement, les voix des employés ne sont pas importantes pour la direction.

Endommagés, c'est probablement le meilleur mot pour décrire la situation. Nous sommes tous assez endommagés à l'intérieur de la prison, explique-t-elle.

« Le personnel au niveau du sol, qui fait le travail de base, n'a plus grand-chose à dire. Ce que nous disons n'a presque aucune importance. »

— Une citation de  Katrina DiGiacinto, agente correctionnelle

Plus de 350 personnes, dont des membres du personnel et de la direction, ont participé à cet examen financé par la province.

La pandémie de COVID-19, les épidémies qui durent des mois et les détenus qui se plaignent de la surpopulation font que les travailleurs s'inquiètent pour leur sécurité, indique Mme DiGiacinto.

J'ai l'impression que l'employeur n'a pas réussi à nous fournir la sécurité dont nous avons besoin pour pouvoir rentrer sereinement chez nous auprès de nos familles tous les soirs, déclare-t-elle.

Katrina DiGiacinto affirme qu'elle ne peut pas donner d'exemples concrets sans mettre en péril la sécurité de l'immeuble.

Une immense tâche

Le ministère du Solliciteur général indique qu’il analyse les recommandations du rapport, lequel propose notamment la tenue d’une table ronde avec la direction et le syndicat, l'élaboration d'un plan d'action incluant des solutions mesurables qu'il réexaminera dans l'année qui suit l'achèvement du rapport, et une formation pour la direction.

Selon le document, les hauts dirigeants sont soit absents, soit trop sévères dans le traitement des problèmes en milieu de travail, ce qui entraîne une culture de peur et de méfiance à l'égard du leadership.

Le rapport indique également que l'approche adoptée par la direction pour régler les différends relatifs à l'augmentation de la population carcérale, à la sécurité au travail et aux pénuries de personnel est décrite par beaucoup comme non collaborative et allant du haut vers le bas.

Mme DiGiacinto affirme que le syndicat travaille avec le nouveau surintendant, sur place en ce moment, pour améliorer les relations, même s’il est certain que cela prendra du temps.

Entre-temps, Chad Oldfield, qui siège au comité des relations ministère-employés du SEFPO, indique que les problèmes ne datent pas d'hier, ajoutant que le manque de ressources et de personnel est signalé depuis des années. Après avoir rattrapé un peu de retard, les difficultés sont revenues.

En ce moment, nous sommes à nouveau en grande pénurie de personnel dans tous les secteurs et le moral est très bas dans les établissements. C'est un peu le cycle dans lequel nous sommes coincés, affirme-t-il.

D'après des informations de CBC News.

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