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Excédés par le confinement, des détenus tentent d’attraper la COVID-19

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Un couloir du centre correctionnel de Springhill.

Photo : Radio-Canada / Patrick Callaghan

Radio-Canada

La majorité des mesures sanitaires liées à la COVID-19 sont levées depuis le 21 mars en Nouvelle-Écosse. Des détenus du centre correctionnel de Springhill affirment néanmoins être excédés par les périodes de confinement qui font encore partie de leur quotidien.

Lorsqu’un cas de COVID-19 est signalé dans une unité, les détenus de celle-ci doivent s’isoler, parfois pour une période allant jusqu’à cinq semaines.

Certains détenus affirment ne pas pouvoir participer aux programmes de travail ou d’éducation pendant la durée de leur confinement. Ils s’inquiètent des répercussions que cette situation pourrait avoir sur leur possibilité d’obtenir une libération conditionnelle.

On se croirait en enfer ici en ce moment, avec ces règles et ces restrictions, dit le détenu Michael Maillet. La façon la plus rapide de mettre fin à l’isolement est d’être atteint de la COVID-19. C’est pourquoi beaucoup de gens, moi y compris, essaient délibérément de l’attraper.

Les effets néfastes du confinement sur le bien-être et la santé mentale surpassent le risque sur la santé, selon Michael Maillet.

Une pétition demandant à l’établissement de lever ses restrictions sanitaires a été signée par plusieurs détenus du centre correctionnel de Springhill.

Service correctionnel du Canada réagit

Une éclosion de COVID-19 a récemment été signalée au centre correctionnel de Springhill. La situation s’est améliorée, et il y a en ce moment seulement trois cas actifs dans l’établissement.

Un porte-parole de Service correctionnel du Canada a indiqué dans une note à CBC que le protocole de confinement du centre correctionnel de Springhill respecte les règles de la santé publique.

Lorsqu’un détenu est placé en isolement, tous les efforts raisonnables sont faits pour lui faire passer du temps hors de sa cellule ou de sa chambre.

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L'un des espaces communs du centre correctionnel de Springhill est équipé de téléphones publics.

Photo : Radio-Canada / Patrick Callaghan

Nous évaluons régulièrement le protocole de nos établissements en fonction de l’évolution de la pandémie, peut-on lire dans la note.

Le port du masque, la vaccination et des mesures de nettoyage et de désinfection sont également en place au centre correctionnel de Springhill.

Selon Service correctionnel du Canada, la durée du confinement d’un détenu dépend de son statut vaccinal.

D’après le reportage d’Emma Smith de CBC

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