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Devant le tollé, Mélissa Lavergne renonce à être porte-parole de Nuits d’Afrique

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La musicienne et animatrice québécoise Mélissa Lavergne

Photo : Facebook/Mélissa Lavergne

Radio-Canada

À la suite des multiples critiques suscitées par le choix de Mélissa Lavergne comme porte-parole du 36e Festival Nuits d’Afrique, la musicienne québécoise a choisi de se retirer de ce rôle vendredi. Elle ne sera pas remplacée, a indiqué le festival fondé par Lamine Touré, qui a réagi à la controverse.

Mardi, Nuits d’Afrique a annoncé que la percussionniste Mélissa Lavergne, aussi connue comme coanimatrice de l’émission Belle et Bum, allait être la porte-parole de son prochain festival en juillet. 

Ce choix a fait polémique sur les réseaux sociaux, Mélissa Lavergne étant blanche et ne venant pas du continent africain. En 2020 et 2021, ce sont l’animatrice de radio Myriam Fehmiu et le chanteur Corneille qui ont été successivement porte-parole de Nuits d’Afrique. 

Réajuster le tir

À la lumière des réactions que ma nomination aura suscitées dans les dernières heures, il m’apparaît important de réajuster le tir et de modifier la nature de notre collaboration afin de ne pas accentuer la douleur et l’incompréhension d’une communauté que nous souhaitons plutôt honorer, a expliqué la musicienne dans une déclaration écrite envoyée à Radio-Canada. 

Mélissa Lavergne a également expliqué pourquoi elle avait accepté de devenir porte-parole de l’événement musical. 

Du plus loin que je me souvienne, mes expériences musicales ont toujours été liées aux Productions Nuits d’Afrique. C’est au mythique Balattou que j’ai si souvent attendu l’heure de mes performances aux côtés du bienveillant [Lamine] Touré. J’étais si jeune et je voulais tout voir, tout entendre, tout comprendre, tout jouer. Touré m’a ouvert les bras, comme on accueille un cousin, une tante, un ami, une sœur, a-t-elle raconté. 

Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours profondément aimé la famille des Nuits d’Afrique et je l’ai aussi toujours admirée. Volontaire et généreuse, elle travaille d’arrache-pied depuis maintenant trente-six ans pour que résonnent chez nous les rythmes du monde, avec en toile de fond, ce désir profond que se rencontrent les membres des différentes communautés culturelles, a-t-elle ajouté. 

La réaction de Lamine Touré

Les Productions Nuits d’Afrique, qui organisent le festival, ont accepté le retrait de Mélissa Lavergne et ont décidé de ne pas faire appel à une autre personnalité pour la remplacer. 

Mélissa était déjà là, à jouer des percussions au tout début du Festival. C’est une enfant de Nuits d’Afrique. Je ne vois pas sa couleur. Je vois une musicienne avec du cœur qui fait partie de la grande communauté des artistes des musiques du monde de Montréal, a expliqué, par communiqué, Lamine Touré, le président et fondateur des Productions Nuits d’Afrique.

La musique rapproche les gens, leur permet de partager des émotions. Elle ouvre les horizons. C’est ce que j’ai toujours voulu et c’est ce que je veux encore, a-t-il poursuivi. Je comprends les gens qui ont vu un manque de sensibilité dans notre choix, mais nous poursuivons tous le même objectif : celui d’un monde plus inclusif et plus ouvert.

Les Productions Nuits d’Afrique tiendront une conférence de presse mardi après-midi pour dévoiler la programmation du prochain festival.

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