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Jugement de la Cour suprême : libéraux en réflexion, conservateurs en colère

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Le ministre de la Justice et procureur général du Canada, David Lametti, a indiqué que le gouvernement tentera de trouver un point d'équilibre entre le principe de réhabilitation et la sévérité des sentences en fonction des crimes commis.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Radio-Canada

Alexandre Bissonnette, le tueur de la grande mosquée de Québec, pourra faire une demande de libération conditionnelle après 25 ans puisque la Cour suprême a statué vendredi que les peines consécutives sont inconstitutionnelles.

Le jugement a aussitôt été accueilli avec déception au centre culturel islamique où a eu lieu la fusillade qui a fait six morts et cinq blessés en janvier 2017.

Le ministre de la Justice et procureur général David Lametti a réagi à la suite de la décision du plus haut tribunal du pays.

Notre position était claire : nous avons reconnu le pouvoir discrétionnaire du juge d'imposer une période d'inadmissibilité plus longue, le cas échéant. Cependant, nous respecterons la décision de la cour et examinerons attentivement ses implications ainsi que la voie à suivre, a-t-il indiqué par voie de communiqué.

En substance, Ottawa se penchera sur la décision pour voir comment il est possible de trouver un point d'équilibre entre le principe de réhabilitation et la sévérité des sentences en fonction des crimes commis.

Un affront

La réaction politique la plus vive est venue du Parti conservateur du Canada, dont le chef adjoint Luc Berthold s’est fait le porte-parole dans ce dossier, sur RDI.

C’est décevant, c’est un affront, pour moi, aux familles des victimes et aux victimes de ces meurtres en série. Ce qu’il faut comprendre du jugement de la Cour suprême aujourd’hui, c’est que le juge vient de forcer les familles à revivre dans 25 ans l’ensemble du drame parce qu'on a remis à la Commission des libérations conditionnelles l’autorité de décider si les auteurs de ces tueries-là vont pouvoir être libérés ou non, a-t-il lancé.

Le chef adjoint du Nouveau Parti démocratique, Alexandre Boulerice, estime pour sa part qu’il faut surtout travailler à rendre plus difficile l’accès à des armes très dangereuses comme des armes d’assaut mais également [s'attaquer] à la radicalisation, au fait que les médias sociaux comme Twitter et Facebook peuvent être utilisés pour – comme Alexandre Bissonnette – rendre des jeunes hommes, surtout, dangereux pour la société et très violents.

Le maire de Québec, Bruno Marchand, a quant à lui réagi sur Twitter, disant estimer que ce n’est pas mon rôle de commenter le travail de la justice. Notre rôle collectif, c’est de tout mettre en place pour éviter d’autres événements tragiques. Aujourd’hui, j’ai surtout encore une pensée pour les familles décimées, celles qui vivent encore avec d’énormes séquelles de ce soir horrible de janvier. Ce sont ces gens qui méritent toute notre considération aujourd’hui.

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