•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Inondation à Gatineau : « On passe de l’urgence à la surveillance », dit France Bélisle

Chargement de l’image

Selon France Bélisle, les municipalités qui se trouvent le long de la rivière Gatineau seront les plus touchées.

Photo : Radio-Canada / Alexander Behne

Chargement de l’image

La mairesse de Gatineau, France Bélisle, avait de bonnes nouvelles à annoncer aux citoyens vendredi après-midi lors de son point de presse quotidien au sujet des inondations : « On passe de l’urgence à la surveillance », a-t-elle déclaré. « Il faut demeurer vigilant, mais on passera sûrement un week-end un petit peu moins anxieux. »

La quantité de pluie qui est tombée est moins grande que prévu et les niveaux d’eau de la rivière des Outaouais demeurent inférieurs aux seuils d’inondation, a-t-elle annoncé en compagnie de son équipe. Par conséquent, le niveau d’eau de la rivière Gatineau est maîtrisé.

Depuis quelques jours, des résidents du secteur de Pointe-Gatineau, notamment, étaient sur un pied d’alerte et se préparaient à d’éventuelles inondations. 

On pense que le pire est peut-être derrière nous, a confirmé le coordonnateur des mesures d'urgence, Denis Doucet, qui demande quand même aux résidents de faire preuve de prudence et de laisser les digues en place.

Selon nos projections, il reste beaucoup moins de [zones] rouges sur la carte, a-t-il expliqué. On voit le ruisseau Moreau qui déborde un peu à quelques endroits, mais il n'y a aucune résidence touchée.

« C'est somme toute une bonne nouvelle compte tenu des prévisions qui avaient été faites. »

— Une citation de  France Bélisle, mairesse de Gatineau

En ce qui concerne la gestion des barrages par Hydro-Québec sur la rivière des Outaouais, les nouvelles sont aussi relativement bonnes dans la mesure où on a reçu moins d’eau que prévu à ce jour dans les dernières heures sur le réservoir Baskatong, a renchéri Vincent Lachapelle, chef de la centrale de Gatineau en Outaouais pour Hydro-Québec.

Ça fait en sorte qu’on va être capables, dans les prochaines heures ou dans les prochains jours, de réduire légèrement le soutirage du réservoir Baskatong. Et ça, ça va avoir pour effet de minimiser les impacts sur la région de Maniwaki [par exemple].

« C'est de bon augure. Et grâce à dame Nature, on devrait voir les impacts diminuer dans les prochains jours. »

— Une citation de  Vincent Lachapelle, chef de la centrale de Gatineau en Outaouais pour Hydro-Québec

Du fait qu’il y a eu moins de pluie sur le Baskatong, on va être capables de réduire le soutirage et de stocker un petit peu plus d'eau. Et ça fait en sorte que la pluie qui tombe sur les bassins du sud va pouvoir s’écouler sécuritairement, ici à Rapides-Farmer, sans affecter à la hausse les débits anticipés, a-t-il poursuivi.

L'importance de la prévention

Plus de peur que de mal : la mairesse France Bélisle s’est défendue d’avoir tiré la sonnette d’alarme trop rapidement en mobilisant ses équipes d'urgence.

On a été là en prévention, a-t-elle déclaré. Par contre, on devait absolument le faire. C’est une question de responsabilité pour le maintien des infrastructures, pour le bien des citoyens, mais c’est aussi pour une question de santé mentale.

Quand on est un citoyen qui a vécu autant [de catastrophes], on veut savoir que sa ville est là pour intervenir, a-t-elle argué.

« Je suis presque contente qu’on ait fait ça pour rien, finalement. »

— Une citation de  France Bélisle, mairesse de Gatineau

Combien cette mobilisation va-t-elle coûter à la Ville? lui a demandé une journaliste.

La question est tout à fait pertinente, mais combien ça coûte de protéger les gens? a-t-elle rétorqué. Dans une communauté qui a été aussi frappée que la nôtre [dans le passé], à un moment donné, pour moi, c’est juste une décision du gros bon sens d’être capables d’intervenir. Les comptes, on les fera après.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !