•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Procès du militaire Claude Houde : l’accusé témoignera samedi

Chargement de l’image

Le caporal-chef Claude Houde

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le caporal-chef Claude Houde témoignera pour sa propre défense, samedi, devant la cour martiale, à la base de Bagotville.

Ce militaire fait face à trois accusations d’agression sexuelle pour des gestes qu’il aurait commis entre décembre 2015 et mars 2017. Dans l’un des cas, il aurait infligé des lésions corporelles à sa présumée victime. Claude Houde sera l’unique témoin de la défense.

La plaignante a déjà eu l’occasion de livrer sa version des faits. Elle était installée derrière un paravent qui empêchait tout contact visuel entre l'accusé et elle.

Au moment où elle a été contre-interrogée, la femme, qui appartient aussi aux Forces armées canadiennes, a eu besoin d’être rassurée par le juge Martin Pelletier à quelques reprises. Il lui a clairement fait sentir que personne n’était là pour la piéger ou pour la mettre en boîte.

Alors qu’elle était questionnée par l’avocat de la défense, Jean-Marc Tremblay, elle est revenue sur sa déposition remontant au mois d’août 2020.

Chargement de l’image

L'avocat de Claude Houde, Jean-Marc Tremblay

Photo : Radio-Canada

Elle a souligné qu’au moment où elle a déposé sa plainte, elle voulait d’abord et avant tout être écoutée. Elle a ajouté que, dans son esprit, ce n’était pas son rôle de déterminer si les actes reprochés à Claude Houde étaient bel et bien des agressions sexuelles.

La femme a soutenu qu’elle était familière avec les notions de consentement, de dignité et de respect puisqu’elle avait reçu de la formation à propos de ces différents concepts. Elle a spécifié que ce n’était pas la formation en question qui l’avait poussée à porter plainte contre Claude Houde. Elle n’a pas précisé ce qui l’avait incitée à passer à l’action.

Pendant le contre-interrogatoire, sa voix était souvent à peine audible. Me Tremblay a donc dû lui demander de lever le ton et de répéter ce qu’elle venait à peine de dire.

Elle a reconnu du bout des lèvres qu’elle avait déjà eu des rapports sexuels consensuels avec Claude Houde, et ce, à plusieurs reprises. Elle a mentionné qu’elle n’a jamais eu de discussion ou encore de dispute avec lui par rapport aux présumées agressions.

L’avocat de la défense a cherché à savoir pour quelles raisons la plaignante avait été en mesure de fournir certaines informations pointues depuis le début du procès qui n’apparaissaient pas dans sa déposition. Elle a affirmé croire que les renseignements qu’elle avait livrés initialement étaient suffisants.

Après avoir exprimé son désir de répondre à toutes les questions, elle y est allée d’une déclaration très émotive. On m’a demandé de dire la vérité, juste la vérité. On m’a conditionnée à ça, a-t-elle lancé. Au terme de son contre-interrogatoire vendredi après-midi, la femme a fondu en larmes.

Le juge a salué son courage et l’a remerciée pour sa contribution à la justice militaire. Par la suite, le magistrat a indiqué que le procès reprendra samedi avant-midi.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !