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La C.-B. souhaite être un modèle pour en finir avec la précarité menstruelle

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L'achat de produits essentiels comme les tampons et les serviettes hygiéniques sont un enjeu pour plusieurs personnes menstruées.

Photo : Getty Images / Matka Wariatka

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Le gouvernement de la Colombie-Britannique annonce un investissement de 750 000 $ pour offrir un meilleur accès aux produits hygiéniques et mettre sur pied un groupe de travail pour éliminer la pauvreté menstruelle. La province aspire à devenir un leader à cet effet.

La précarité ou pauvreté menstruelle c'est le manque de revenus nécessaires pour se procurer des protections hygiéniques.

En Colombie-Britannique, elle touche la moitié des personnes menstruées à au moins un moment de leur vie, soutient le ministre du Développement social et de la Réduction de la pauvreté, Nicholas Simons.

La Colombie-Britannique se donne deux ans pour déterminer comment elle peut l’éliminer.

« On veut être le leader au pays, et peut être dans le monde, on a beaucoup de travail et la task force [groupe de travail] va nous aider dans ce travail. »

— Une citation de  Nicholas Simons, ministre du Développement social et de la Réduction de la pauvreté

Établi par l’organisme United Way, ce groupe sera présidé par Nikki Hill, une leader communautaire qui a œuvré dans le domaine auprès d’organismes communautaires, d’après la province.

La moitié des 750 000 $ sera attribué à l’équipe de recherche, l’autre moitié soutiendra les efforts de United Way pour améliorer l’accès aux produits menstruels à travers la province, explique Neal Adolph, porte-parole de l’organisme.

Ça ne va pas [mettre fin au problème] pour tout le monde immédiatement, mais la task force [groupe de travail] va nous offrir des idées, a affirmé Nicholas Simons, interrogé par les journalistes sur le financement insuffisant que cette aide constitue pour règler le manque d'accès aux produits menstruels.

Personne ne devrait avoir à rater l’école ou le travail à cause de ses menstruations, ou choisir entre se procurer des produits hygiéniques ou des produits essentiels, comme de la nourriture, a-t-il soutenu en conférence de presse vendredi.

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Plusieurs barrières peuvent tomber pour les jeunes filles si les produits hygiéniques sont distribués gratuitement.

Photo : getty images/istockphoto / Tassii

Encore un sujet tabou

La menstruation est sortie du placard, mais il y a encore beaucoup de travail à faire pour que les tabous soient brisés, estime Lisa Smith, professeure au département de sociologie du Douglas College à New Westminster et membre du groupe de recherche sur le cycle menstruel.

Encore aujourd’hui, les menstruations sont une barrière à l’accès à l’éducation, affirme-t-elle. La précarité menstruelle inclut les difficultés à se procurer des produits hygiéniques, mais d’autres facteurs sont à prendre en compte, comme l’accès à des services essentiels.

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En 2019, les écoles publiques de la Colombie-Britannique ont dû installer des distributrices de produits menstruels dans ses salles de bain.

Photo : Radio-Canada / Noémie Moukanda

Lisa Smith encourage la population à aborder le sujet autour d’eux pour faire changer les mentalités. Il faut inclure plus de monde pour leur faire comprendre comment ça fait partie de la vie quotidienne, explique la chercheuse.

Quand tu parles avec des gens menstruées, on n’a pas de question de surprise, mais on n’en parle pas nécessairement avec les gens qui ne menstruent pas, affirme-t-elle.

Quant aux congés menstruels, la chercheuse souligne qu’il nécessite encore une transformation politique pour que le Canada suive l'exemple de l'Espagne ou du Japon.

Interrogé à ce sujet, le Nicholas Simons dit être toujours ouvert aux bonnes idées, mais ajoute que le gouvernement va d'abord essayer d’accomplir son but de réduire la pauvreté menstruelle.

Avec les informations de La presse canadienne, de Wildinette Paul et de l’émission de radio Phare Ouest

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