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Une marche à la mémoire des victimes des pensionnats pour Autochtones

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Plusieurs dizaines de personnes se sont réunies devant le centre d'amitié autochtone N'Swakamok avant de se diriger vers le lac Ramsey.

Photo : Radio-Canada / Miguelle-Éloïse Lachance

Environ 140 personnes se sont rassemblées vendredi après-midi à Sudbury pour souligner le triste anniversaire de la découverte des restes de 215 enfants autochtones sur le site de l’ancien pensionnat pour Autochtone de Kamloops, en Colombie-Britannique.

Ils ont marché depuis le centre d'amitié autochtone N'Swakamok, au centre-ville, jusqu'au lac Ramsey, près du parc Bell, pour participer à une cérémonie de purification.

L’organisateur de cette activité de commémoration, Jason Nakogee, affirme qu’il s’agissait aussi d’une occasion de se rappeler que des milliers d’enfants ne sont pas retournés dans leur famille.

L'Université Laurentienne et le Service de police du Grand Sudbury ont été des partenaires de cette marche.

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Jason Nakogee est le coordonnateur du N'Swakamok Native Friendship Centre.

Photo : Radio-Canada / Miguelle-Éloïse Lachance

Il souligne aussi l’importance de continuer à sensibiliser la population aux répercussions des pensionnats pour Autochtones.

La vérité a finalement été révélée au grand jour, affirme l’aînée Julie Ozawagosh.

« On a longtemps dit aux gouvernements ce que les pensionnats ont fait à notre peuple. Ils ne nous ont pas crus et plusieurs de nos enfants ne sont jamais revenus. »

— Une citation de  Julie Ozawagosh

Connor Lafortune, membre de la Première Nation de Dokis, était parmi les participants.

Je suis ici aujourd'hui pour mettre en [lumière] le fait que c'est un problème qui existe encore aujourd'hui, a-t-il confié. Lorsque les découvertes sont faites, ce n'est pas quelque chose qu'on oublie. C'est quelque chose à quoi on pense souvent.

C'est un problème qui vit encore et qui va continuer à vivre jusqu'à ce que quelqu'un fasse quelque chose, ajoute-t-il.

Agente de santé pour les enfants du centre d'amitié autochtone N'Swakamok, Shelly Laronde ajoute qu’il s’agit d’une marche parmi plusieurs autres cérémonies un peu partout au pays.

Julie Ozawagosh affirme que cette cérémonie a aussi été un geste de solidarité qui sera répété.

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Julie Ozawagosh rappelle que les communautés autochtones savent depuis des décennies que des enfants sont morts lorsqu’ils se trouvaient dans des pensionnats.

Photo : Radio-Canada / Miguelle-Éloïse Lachance

Nous voulons être aux côtés de nos semblables dans tout le pays pour leur faire savoir qu'ils ne sont pas oubliés et que nous célébrerons les anniversaires qui se présenteront.

Avec les informations de Raphaël Robitaille

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