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Un monde sans sclérose en plaques, « c’est quelque chose de réaliste »

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La sclérose en plaques cible le système nerveux central et affecte plus de 90 000 personnes au Canada. (Archives)

Photo : iStock

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La recherche sur la sclérose en plaques a fait des bonds de géants ces dernières années. Moderna élabore un vaccin contre cette maladie neurologique dégénérative. La Société canadienne de la sclérose en plaques (SP) affiche son optimisme.

Il y a 20 ans, il n'y avait pas de traitement pour soigner la sclérose en plaques. Maintenant, on en est rendu à une quinzaine qui ralentissent l’évolution de la maladie, affirme Louis Adam, le président des divisions de l’Atlantique et du Québec de la Société canadienne de la SP.

Si vous recevez un diagnostic de sclérose en plaques aujourd’hui, votre qualité de vie devrait être bien meilleure qu’il y a 20 ans, ajoute-t-il.

Mi-janvier, une équipe de scientifiques de l’Université Harvard, dans le Massachusetts a publié un article signalant le rôle que pourrait jouer le virus d’Epstein-Barr — le virus responsable de la mononucléose — dans l’apparition de la sclérose en plaques.

Ceux qui ont ce virus auraient 32 % de chances en plus de développer la sclérose en plaques dans leur vie. Cette découverte va aider à prévenir la maladie, indique Louis Adam.

1 Canadien sur 400

Selon les données de son organisme, 90 000 personnes au Canada, parmi lesquelles 20 000 au Québec, sont atteintes de la maladie dont les symptômes se manifestent sous différentes formes (perte de mobilité, de vision ou d’audition, problèmes d’élocution, etc.).

Le pays détient ainsi l’un des taux de sclérose en plaques les plus élevés au monde. Un Canadien sur 400 vit avec. Chaque jour, 12 Canadiens reçoivent un diagnostic de sclérose en plaques, communique la Société canadienne de la SP.

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À cause de la pandémie, le nombre d'activités mises en place au profit de la recherche sur la sclérose en plaques a été réduit. (Archives)

Photo : Société de la sclérose latérale amyotrophique du Québec

On sait que des facteurs environnementaux peuvent entrer en compte, comme une carence en vitamine D ou un manque d’ensoleillement, renseigne Louis Adam.

Les statistiques montrent que la maladie se déclare surtout entre 15 et 40 ans et qu’elle touche plus les femmes que les hommes. Comment expliquer une telle disparité entre les genres?

C’est un mystère, on ne comprend pas pourquoi, répond Louis Adam.

Le retour des marches en présentiel

Les travaux des chercheurs aideront, entre autres, à lever le voile sur cette interrogation. Mais pour les mener à bien, il faut les financer. Or, ils coûtent cher.

En ce mois de sensibilisation à cette maladie, la Société canadienne de la SP collecte des dons et encourage la population à participer, dimanche, à l’une des 18 marches organisées un peu partout dans la province.

Pendant la pandémie, ces rassemblements n’avaient été proposés que dans un format virtuel. Ce qui avait un inconvénient, et non des moindres.

Quand on fait des marches virtuelles, on amasse moins d’argent, confie le président des divisions de l’Atlantique et du Québec de l’organisme canadien.

L’an dernier, les différents rendez-vous avaient permis d’empocher 400 000 $, soit moitié moins que l’objectif de cette année (800 000 $). La marche à Québec débutera à 9 h au parc Victoria.

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