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La vente d’Intercar ne touchera pas le service sur la Côte-Nord, dit l’acquéreur américain

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Groupe Transco acquiert 114 autobus répartis dans divers secteurs d’activité, dont le transport de personnes et d’écoliers (archives).

Photo : Radio-Canada / Catherine Paradis

Radio-Canada

Les véhicules d'Intercar changeront d'allure, puisque la compagnie, en activité depuis une trentaine d'années sur la Côte-Nord, a été vendue. Dans la région, la nouvelle n'a pas grandement étonné, mais tout le monde réagit sensiblement de la même façon : attendons de voir ce que fera l'acheteur.

La division d'Intercar qui circule sur la Côte-Nord a été vendue à une compagnie américaine, First Student, un service connu dans la province sous le nom d'Autobus Transco, qui se spécialise en transport scolaire.

Sur la Côte-Nord, c'est la liaison de transport interurbain qui est rachetée, ainsi que la location d'autocars qui se fait, par exemple, avec le Drakkar.

La directrice régionale d'Autobus Transco, Laurie Henner, soutient que les conditions de travail des chauffeurs d'autobus resteront les mêmes. Elle affirme que leurs salaires et leurs horaires ne seront pas touchés et qu’ils resteront syndiqués.

Les employés étaient bien sûr très attachés à leur ancien employeur et on est vraiment très conscient de ça, indique-t-elle. C'est pour ça qu'aujourd'hui, on est dans les locaux d'Intercar pour rassurer tout le monde : il n'y aura absolument aucun changement.

Autobus Transco assure que l’expérience des usagers ne devrait pas s’appauvrir non plus et que le service continuera d'assurer le lien entre Québec, Baie-Comeau, Sept-Îles et Havre-Saint-Pierre.

« On va continuer le service pour les passagers, [et on] va voir comment est-ce qu'on peut améliorer leur expérience et rajouter de la valeur à l'expérience qu'ils ont aujourd'hui. »

— Une citation de  Laurie Henner, directrice régionale d'Autobus Transco
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Hugo Gilbert, président du Groupe Intercar, insiste pour dire que l'entreprise saguenéenne Intercar ne vendra toutefois pas ses actifs au Saguenay (archives).

Photo : Groupe Intercar

Le président d’Intercar, Hugo Gilbert, précise que ce sont les impacts financiers de la pandémie et la pénurie de main-d'œuvre qui auront poussé l’entreprise saguenéenne à vendre sa division de Québec au joueur américain, qui comprend majoritairement du transport scolaire.

Vous savez, cette liaison en est une avec beaucoup de kilomètres, qui demande quand même beaucoup de frais d'opération, dit-il. Puis la relance pour nous, on ne se le cachera pas, on en a parlé plusieurs fois, elle était difficile, et donc d'arriver avec un nouvel acquéreur qui lui a les reins solides.

Le syndicat attend de voir

Unifor, le syndicat qui représente des chauffeurs d'autobus sur la Côte-Nord, souhaite s'asseoir avec le nouvel employeur de ses membres afin de comprendre comment la transaction du service d'autobus d'Intercar vers Autobus Transco se déroulera pour les employés.

Le représentant national d'Unifor pour les chauffeurs d'autobus qui assurent le lien entre Québec et Baie-Comeau, Martin Lambert, explique que les négociations pour le renouvellement de la convention collective de ses membres a commencé il y a quelques semaines. Il souhaite que ces négociations puissent se poursuivre avec le nouvel employeur.

« Un changement de propriétaire est un peu inquiétant... Il y a toujours une certaine incertitude qui s'installe chez les travailleurs. »

— Une citation de  Martin Lambert, représentant national chez Unifor

Heureusement, on a quand même des lois au Québec qui protègent, dans une certaine mesure, autant la convention collective que l'accréditation. Donc, l'acquéreur ne peut pas se débarrasser du syndicat demain matin.

Un service essentiel pour la région

La Côte-Nord ne peut se permettre d'avoir une diminution du service d'autobus dans la région, selon le maire de Sept-Îles, Steeve Beaupré.

M. Beaupré espère que le joueur américain maintiendra le service actuel, qu'il considère comme indispensable.

La population, de la Côte-Nord, de Sept-Îles, ne peut pas se passer de ce service-là, dit-il. Un service qui, à mon sens, je le répète, est un service essentiel pour assurer le déplacement des personnes qui en ont besoin, qui n'ont pas de véhicules personnels, ou qui, tout simplement, font le choix de ne pas avoir d'automobiles ou de permis de conduire.

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Le maire de Sept-Îles, Steeve Beaupré, et la conseillère Guylaine Lejeune lors d'une séance du conseil municipal

Photo : Radio-Canada / Djavan Habel-Thurton

Le discours est sensiblement le même à Baie-Comeau.

Sans donner davantage de commentaires, la Ville de Baie-Comeau espère que le service sera maintenu et souhaite même qu’il soit amélioré dans la région.

Avec les informations de Zoé Bellehumeur

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