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Archives

Claudette Carbonneau, première femme à la tête de la CSN

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Le 30 mai 2002, la syndicaliste Claudette Carbonneau est devenue la première femme élue à la tête de la CSN.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Il y a 20 ans, le 30 mai 2002, la syndicaliste Claudette Carbonneau était élue à la présidence de la Confédération des syndicats nationaux (CSN). Nos archives témoignent du long parcours de cette femme engagée pour la défense des droits des travailleurs et dans le dossier de l’équité salariale au Québec.

Le 30 mai 2002, le président sortant de la CSN, Marc Laviolette, est défait par la vice-présidente Claudette Carbonneau avec un pointage serré de 805 votes contre 750.

À la CSN, où les présidents ont l’habitude de se faire élire sans opposition, cela ne s’est pas vu depuis 1946.

Le journaliste Gilles Morin assiste alors au congrès de la centrale syndicale, qui a lieu à Québec.

Reportage du journaliste Gilles Morin sur l’élection de Claudette Carbonneau à la tête de la CSN. Le bulletin de nouvelles est animé par Stéphan Bureau.

D’emblée, Claudette Carbonneau avait l’appui de six des neuf fédérations de la CSN. Cette syndicaliste de longue date avait marqué des points dans les dossiers de l’équité salariale et des éducatrices en garderie.

Lors de leurs négociations de mai 1999, les éducatrices avaient obtenu un rattrapage salarial substantiel de 35 % en quatre ans.

Claudette Carbonneau arrive donc à la tête de la CSN avec un style plus consensuel que ses prédécesseurs.

Son militantisme remonte aux années 1970.

Après des études en sciences politiques, elle s’est engagée dans l’animation sociale. C’est en travaillant au service de l’alimentation de l’hôpital Notre-Dame, à Montréal, qu’elle a découvert le syndicalisme.

Elle a tour à tour été présidente du syndicat de l'hôpital Notre-Dame ainsi que secrétaire générale à la Fédération des affaires sociales et au Conseil central de Montréal. En 1991, elle est devenue vice-présidente de la CSN.

Ces extraits d’archives nous la montrent à titre de présidente du syndicat des employés de l’hôpital Notre-Dame en 1978 et comme vice-présidente de la CSN en 1993.

Extraits d’archives d’entrevues avec Claudette Carbonneau comme présidente du syndicat de l’hôpital Notre-Dame en 1978 et à titre de vice-présidente de la CSN, en 1993. Remontage: Patrice Pouliot.

En 1978, après le congédiement de trois employés, des membres du syndicat de l’hôpital ont choisi d’effectuer des débrayages de 24 heures chaque semaine afin de forcer l’administration de l’hôpital à revoir sa politique de rationalisation des services.

Le 12 décembre 1978 à l'émission Ce soir, Claudette Carbonneau demandait à l’employeur de respecter la convention collective.

En 1993, la CSN a mené la cause de l’équité salariale devant les tribunaux. À SRC bonjour, le 11 février 1993, la vice-présidente de la CSN expliquait au journaliste Maxence Bilodeau le principe de l’équité salariale, qui veut qu’à travail équivalent, un salaire égal soit versé aux hommes et aux femmes.

« On n’hésite pas, dans notre société, à rémunérer adéquatement un peintre ou un électricien, mais quand il s’agit de soigner des malades, eh bien là, on considère que ce sont des tâches innées tout à fait dans le prolongement des responsabilités que les femmes occupaient chez elles. »

— Une citation de  Claudette Carbonneau

En 2011, la CSN a organisé son 63e congrès annuel, le dernier de la présidente Claudette Carbonneau, qui en appelait alors à un renouvellement du syndicalisme.

Au Téléjournal, la journaliste Solveig Miller a fait le bilan du passage de Claudette Carbonneau à la présidence de la CSN de 2002 à 2011.

Reportage de la journaliste Solveig Miller qui fait le bilan du passage de Claudette Carbonneau à la présidence de la CSN de 2002 à 2011. Le bulletin de nouvelles est animé par Pascale Nadeau.

Au terme de son mandat et de ses neuf années à titre de présidente, Claudette Carbonneau disait estimer que le dossier de l’équité salariale avait grandement progressé.

Avant de céder sa place à son vice-président, Louis Roy, elle a invité le mouvement syndical à se mobiliser pour les jeunes, pour l’innovation et pour l’environnement.

Vers la fin de son dernier mandat à la CSN, la cheffe syndicale avait fait face à plusieurs critiques après que les syndiqués du Journal de Montréal eurent encaissé un dur revers. Elle avait cependant affirmé ne pas avoir pris la décision de quitter la CSN en raison du conflit de travail au Journal de Montréal.

Ses plus grandes réalisations demeurent les luttes pour les droits des éducatrices en garderie et pour la mise sur pied d'un régime québécois d'assurance parentale.

Claudette Carbonneau est demeurée à la tête de la CSN durant trois mandats.

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