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Portapique : la GRC est une police « déficiente », selon un avocat des victimes

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Lors des audiences de la Commission des pertes massives, le 14 avril 2022 à Halifax, en Nouvelle-Écosse, les policiers Craig Hubley (gauche) et Ben MacLeod (centre) de la GRC répondent aux questions de Josh Bryson (droite), avocat qui représente les familles de Joy et Peter Bond, tués à Portapique en 2020.

Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

La Presse canadienne

Un avocat représentant des familles de victimes de la tuerie d'avril 2020 en Nouvelle-Écosse estime qu'un délai de 18 heures pour retrouver cinq corps constitue le signe d'une police « déficiente ».

Une étude publiée jeudi par la commission d'enquête publique sur la tuerie a indiqué qu'il n'était pas venu à l'idée du superviseur de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), Andy O'Brien, d'aller jeter un coup d'oeil ailleurs que dans les endroits où l'on savait que des corps se trouvaient et où des incendies avaient été allumés.

L'enquête publique a appris que 13 des 22 victimes avaient été tuées à Portapique entre 22 h et 22 h 45 environ le soir du 18 avril 2020.

Le tueur, Gabriel Wortman, a ensuite quitté la région par une petite route secondaire à bord d'une réplique d’autopatrouille de la GRC.

L'enquête a appris que, le dimanche matin, Wortman avait tué 9 autres personnes alors qu'il parcourait plus de 100 km à travers le nord et le centre de la Nouvelle-Écosse.

Cependant, l'étude indique que ce n'est qu'à 16 h 46 le lendemain que les corps de Joy et Peter Bond, de même que ceux d'Aaron Tuck, Emily Tuck et Jolene Oliver, ont été retrouvés sur une petite route appelée Cobequid Court, à l'extrémité sud de Portapique.

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L'avocat Josh Bryson, qui représente les victimes Joy et Peter Bond, s'adresse aux médias lors d'une pause des audiences de la Commission des pertes massives, le 25 mai 2022 à Truro, en Nouvelle-Écosse.

Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

L'étude indique également qu'un policier de la GRC avait reçu l'ordre de rechercher des morts sur les parterres devant les maisons.

Or, le policier s'est arrêté devant la maison des Bond à 10 h 26 dimanche matin, mais il n'y est pas allé.

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Peter Bond, 74 ans, et Joy Bond, 70 ans, ont été retrouvés morts dans leur résidence de Portapique en Nouvelle-Écosse le 20 avril 2020.

Photo : Facebook

Josh Bryson, un avocat des familles Bond et Tuck, affirme que la GRC aurait dû ordonner plus tôt une visite systématique des maisons à Portapique.

Pendant ce temps, a-t-il dit, des familles désespérées s'inquiétaient avec angoisse du sort de leurs proches.

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