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Patrick Chénard sera incarcéré en attendant sa peine

Patrick Chénard au palais de justice Rimouski.

Le massothérapeute Patrick Chénard a été reconnu coupable en janvier 2022 d'avoir agressé sexuellement 10 victimes, dont deux étaient mineures au moment des faits (archives).

Photo : Radio-Canada / Denis Leduc

Radio-Canada

Le juge Jules Berthelot a tranché, l’ancien massothérapeute de Rimouski reconnu coupable d'agressions sexuelles restera derrière les barreaux jusqu’au dévoilement de sa peine, d’ici le mois de juillet.

Le juge n'a pas cru les explications de Patrick Chénard et c'est pour cette raison qu'il a demandé son incarcération immédiate.

On était venu à la conclusion qu'il était maintenant nécessaire que la liberté de Monsieur Chénard soit révoquée [...] pour éviter en fait que le public perde confiance en l'administration de la justice, déclare le procureur aux poursuites criminelles et pénales, Me Normand Morneau-Deschênes.

Normand Morneau-Deschênes.

Le procureur aux poursuites criminelles et pénales, Normand Morneau-Deschênes, au palais de justice de Rimouski.

Photo : Radio-Canada

Selon un rapport sexologique, Patrick Chénard présente un risque de récidive qualifié de moyen. Aussi, malgré une interdiction de le faire, il s'est rendu sur le lieu de travail d'une de ses victimes.

Le tribunal n'a pas cru aux explications de Patrick Chénard tout au long du processus et a qualifié de crime odieux les actes qu’il a commis.

Sa peine devrait être connue le 15 juillet prochain. Il sera emprisonné pour un minimum de trois ans.

Soupir de soulagement dans la salle d’audience

Cette décision était d'abord attendue vendredi dernier, mais en raison de problèmes techniques, elle a été remise à ce lundi.

Cette décision a permis à certaines victimes de boucler la boucle de cette affaire. Une fois dévoilé, un grand soupir de soulagement a retenti dans la salle. Quelques larmes ont aussi été versées.

C'est un certain soulagement, ça fait plus de trois ans qu'on est dans ces procédures-là. Il n’y a rien de satisfaisant à se venger de quelqu'un [...] Par contre, ça permet de fermer un chapitre et de passer à autre chose puis d'être rassuré qu'il y ait une justice quelque part là, raconte l’une des victimes, dont l'identité ne peut être dévoilée en raison d’une ordonnance de non-publication.

Le juge s'est rangé à nos arguments et en est venu à la même conclusion. Alors, dans les circonstances, évidemment, on est satisfait de la décision, ajoute le procureur Normand Morneau-Deschênes.

Le massothérapeute et kinésiologue reconnu coupable d'agression sexuelle en janvier dernier faisait face à 11 chefs d’accusation d’agression sexuelle et à un d’exploitation sexuelle pour des faits qui se sont produits, dans l’exercice de ses fonctions, en novembre 2015 à Trois-Rivières et entre janvier 2016 et avril 2018 à Rimouski.

Il a été acquitté d’un autre chef d'accusation d’agression sexuelle pour lequel aucune preuve n’avait été présentée. Au total, 11 plaignantes, dont deux qui étaient mineures au moment des événements, avaient témoigné lors du procès.

Avec les informations de Sophie Martin

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