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Les locataires veulent se faire entendre pendant la campagne en Ontario

Marcia Stone tient un porte-voix pendant une manifestation devant un immeuble.

La militante Marcia Stone réclame des limites plus strictes en matière d'augmentations de loyer.

Photo : Gracieuseté de Caitlin Toombs/CBC

Radio-Canada

La flambée des prix de l'immobilier a retenu l'attention des principaux partis pendant la campagne électorale, contrairement à la question des loyers élevés dans la province, se plaignent des militants.

Or, environ le tiers des Ontariens sont locataires, font valoir leurs défenseurs, notamment Marcia Stone, du groupe ACORN, à Toronto.

Que va-t-il arriver, selon vous, si on ne limite pas les augmentations de loyer, si ça ne devient pas une priorité? demande-t-elle.

Il va y avoir de plus en plus de campements et une hausse de l'utilisation des banques alimentaires. Ça créera un effet domino, affirme-t-elle.

Le taux légal d’augmentation des loyers en Ontario est présentement de 1,2 %. Toutefois, cette réglementation provinciale s'applique seulement aux unités construites avant 2018.

Par ailleurs, les locateurs sont admissibles à une augmentation supérieure au taux provincial s'ils ont effectué des réparations ou des rénovations.

Annie Stanley paie 2300 $ par mois avec sa colocataire pour un appartement de deux chambres à coucher dans le quartier Humewood-Cedarvale, à Toronto.

« Personne ne pense aux locataires. Ils [les politiciens] font beaucoup de choses pour aider ceux qui veulent s'acheter une maison et c'est bien. Mais on fait abstraction d'une autre tranche de la population. »

— Une citation de  Annie Stanley, locataire à Toronto

Elle rappelle ceci aux politiciens : Nous aussi, nous avons le droit de vote.

Les militants soulignent que la question des loyers élevés ne touche pas seulement Toronto. Il s'agit aussi d'une préoccupation à London et à Hamilton, notamment.

Ce que promettent les partis

Dans le budget qu'ils ont déposé avant le déclenchement de la campagne électorale, les progressistes-conservateurs promettaient 19,2 millions de dollars en trois ans pour le Tribunal ontarien de l’aménagement du territoire et pour la Commission de la location immobilière afin de s'attaquer à l'arriéré de dossiers, notamment.

Les conservateurs disent aussi que leur plan pour accélérer la construction résidentielle aiderait les locataires en faisant augmenter l'offre. Toutefois, ce plan ne contient pas de mesures qui réduiraient spécifiquement les loyers.

Les libéraux s'engagent à rétablir le contrôle universel des loyers, peu importe l'année de construction des immeubles, s'ils sont élus le 2 juin.

Le parti promet aussi de mettre sur pied un programme de location avec option d'achat, sans donner plus de détails. Les libéraux ajoutent que leur plan visant à construire 1,5 million de logis en dix ans aiderait à limiter la hausse des loyers.

Le NPD promet lui aussi de rétablir le contrôle des loyers pour toutes les unités avec la garantie que le nouveau locataire paierait ce que le précédent payait.

Les néo-démocrates ajoutent qu'ils offriraient une aide au logement à 311 000 ménages, y compris des locataires. Ils promettent également d'éliminer l'arriéré à la Commission de la location immobilière.

Bannière promotionnelle de notre dossier sur les élections 2022 en Ontario.
Avec les informations de CBC

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