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L’UE négocie pour bloquer une partie des importations de pétrole russe

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L'embargo sur le pétrole russe risque d'entraîner une hausse du prix de l'essence sur le territoire de l'Union européenne.

Photo : Getty Images / Maja Hitij

Reuters

Les pays de l'Union européenne négocient un accord visant à bloquer les importations de pétrole russe, dont seraient exemptées les livraisons par oléoducs, a-t-on appris vendredi auprès de plusieurs responsables.

L'idée est de scinder l'embargo pétrolier entre livraisons par oléoducs et livraisons par voie maritime, a déclaré un responsable. Les livraisons par oléoducs seraient exemptées de sanctions, le temps de trouver des solutions de rechange, a-t-il ajouté.

Selon un autre responsable, un accord pourrait être scellé dimanche par les ambassadeurs des États membres de l'UE à Bruxelles, juste avant le sommet des dirigeants prévu les 30 et 31 mai.

Les trois quarts du pétrole russe destiné à l'Europe sont livrés par pétroliers, selon le groupe de réflexion Bruegel. Un embargo sur les livraisons maritimes aurait toujours un impact massif sur les revenus pétroliers de la Russie, réduisant sa capacité à financer sa guerre en Ukraine.

Les importations via l'oléoduc Druzhba, qui traverse la Slovaquie, la République tchèque et la Hongrie (trois pays enclavés qui auraient le plus gros problème pour trouver des approvisionnements alternatifs en pétrole), seraient maintenues.

Mais cela créerait également des problèmes de concurrence au sein de l'UE. En effets, les raffineries de ces trois pays obtiendraient le pétrole russe à des coûts moindres que leurs concurrentes des autres pays européens.

Vaincre les réticences de certains pays

L'hostilité de la Hongrie aux sanctions pétrolières et la réticence d'une poignée d'autres pays ont retardé la mise en œuvre d'un sixième train de sanctions par les 27 membres de l'UE contre la Russie.

Le premier ministre hongrois, Viktor Orban, a prévenu dans un courrier les autres dirigeants européens qu'il était inutile de s'engager sur la voie d'un embargo pétrolier, car il s'y opposerait et priverait ainsi l'UE de l'unanimité dont elle a besoin.

Gergely Gulyas, son chef de cabinet, a déclaré jeudi à Reuters que la Hongrie aurait besoin de trois à quatre ans pour trouver les solutions lui permettant de se priver du pétrole russe.

Budapest dit avoir besoin d'environ 750 millions d'euros (1 milliard de dollars) d'investissements à court terme pour moderniser ses raffineries et agrandir un oléoduc acheminant du pétrole croate. À plus long terme, la Hongrie aurait besoin de 18 milliards d'euros (24,6 milliards de dollars) pour effectuer les investissements qui lui permettraient de ne plus dépendre du pétrole russe, un montant qu'elle espère voir financé par l'Union.

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