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La pénurie de personnel nuit aux vacances des travailleurs de la santé

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La pénurie d'infirmiers et d'infirmières demeure un enjeu criant à l'Île-du-Prince-Édouard.

Photo : Reuters / Kai Pfaffenbach

Radio-Canada

Plusieurs travailleurs de la santé à l’Île-du-Prince-Édouard voient leurs demandes de vacances refusées, selon leur syndicat.

Le Syndicat de la fonction publique (Union of Public Sector Employees) a déposé un grief, selon sa présidente, Karen Jackson, parce que la Régie de santé de l’Île-du-Prince-Édouard n’a pas publié les horaires de vacances de ses membres ce mois-ci, alors qu’elle aurait dû le faire en vertu de la convention collective.

L’employeur, selon Mme Jackson, a expliqué qu’il n’a pu produire ces horaires à temps à cause du manque de personnel.

Nos membres sont très déçus, affirme Karen Jackson. Elle ajoute que ces travailleurs vivent des moments difficiles depuis le début de la pandémie de COVID-19 et qu’ils méritent bien des vacances.

Barbara Brookins, présidente du syndicat des infirmières, affirme que certaines d’entre elles, selon l’endroit où elles travaillent, n’ont même pas pu prendre une seule journée de vacances. Elle craint que certaines ne puissent pas en avoir du tout cette année. C’est plus que frustrant, dit-elle, en soulignant qu’elles en ont grandement besoin avant l’automne.

Maintenir les services essentiels

Santé Î.-P.-É. affirme que son personnel administratif fait tout ce qu’il peut pour approuver autant de demandes de vacances que possible.

La régie dit reconnaître que les membres du personnel font des efforts bien au-delà de leur devoir et qu'ils méritent amplement des vacances, mais elle rappelle qu’elle doit maintenir les services essentiels à la population.

La pénurie de personnel force la régie à refuser certaines demandes de vacances, parce qu’il n’y a personne pour remplacer ces travailleurs, explique Corinne Rowswell, chef des opérations de Santé Î.-P.-É. Certaines demandes pourront être approuvées plus tard si du personnel de remplacement est disponible, souligne-t-elle.

La meilleure solution, selon Mme Rowswell, est de pourvoir les centaines de postes qui sont vacants dans le système provincial de santé. Elle dit que la régie et le gouvernement font tout ce qu’ils peuvent à ce sujet.

Le syndicat insiste sur le recrutement

Karen Jackson reconnaît que l’employeur est probablement aussi contrarié que nous, car il manque de ressources pour accorder des vacances.

Elle ajoute qu’on n’en serait peut-être pas arrivé à la perspective d’un deuxième été sans vacances si la province avait agi plus tôt pour régler les problèmes de recrutement et de rétention du personnel.

D’après un reportage de Wayne Thibodeau, de CBC

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