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Les déboires de l’industrie n’ont « aucun effet » sur les heures offertes aux employés

Deux personnes dans l'usine trient des crabes morts.

Il y a du travail pour tous ceux qui le veulent, affirme le président de l'Association des transformateurs de crabe du Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L’affirmation selon laquelle des travailleurs d’une usine de transformation risquent de ne pas se qualifier à l’assurance-emploi en raison d’un faible nombre d’heures travaillées surprend le président de l'Association des transformateurs de crabe du Nouveau-Brunswick.

Selon Gilles Thériault, il y a du travail pour tout le monde qui le veut dans l’industrie.

Toutes les usines ont fait énormément d’efforts pour que les employés aient assez d’heures pour se qualifier à l’assurance-emploi et c’est exactement ce qui se passe, dit-il en entrevue à l'émission La matinale.

Plus tôt cette semaine, le représentant des travailleurs saisonniers Fernand Thibodeau a tiré la sonnette d'alarme : des employés de l’usine Ishiboshi de Caraquet n'auraient pas accumulé assez d'heures.

Fernand Thibodeau, porte-parole de travailleurs saisonniers.

Le porte-parole des travailleurs saisonniers, Fernand Thibodeau, a convoqué les médias mercredi pour dénoncer le manque de travail devant l'usine Ishiboshi à Caraquet.

Photo : Radio-Canada / René Landry

Gilles Thériault pense que le cas de cette usine, qui transforme et exporte du crabe exclusivement pour le marché japonais, est une anomalie.

« Sur les quelque 25 usines de transformation dans l’est de la province, c’est la seule qui a connu cette situation cette année. »

— Une citation de  Gilles Thériault, président de l'Association des transformateurs de crabe du Nouveau-Brunswick

Pénurie de main-d'oeuvre

Selon lui, si des employés manquent d’heures, ils peuvent se tourner vers un autre employeur.

Gilles Thériault est assis à son bureau

Beaucoup d'usines de transformation de produits marins ont besoin de travailleurs étrangers temporaires pour demeurer rentables, explique Gilles Thériault, président de l'Association des transformateurs de crabe du Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

On a tous des problèmes d’avoir des employés. Il y a vraiment un manque de main-d'œuvre, on ne peut pas nier ça, ça se passe partout [...] C’est d’ailleurs pourquoi il y a de plus en plus de travailleurs étrangers qui viennent dans les usines, parce qu’on a vraiment de la difficulté à trouver des employés, constate M. Thériault.

C’est d’ailleurs une inquiétude partagée par le député fédéral Serge Cormier, qui a également dénoncé la sortie de Fernand Thibodeau dans les médias.

Le président de l’Association des transformateurs admet que des usines ont de la difficulté à écouler du crabe. Mais, selon M. Thériault, cela n’a aucune incidence sur la quantité de travail disponible.

Ça ne s’est pas produit depuis 25 ans. Ceci étant dit, on va finir par l’écouler. La question est plutôt à quel prix on va pouvoir l’écouler, mais ça, ça n’a rien à voir avec les employés, dit-il.

Gilles Thériault souligne aussi que plusieurs usines transforment d’autres produits que le crabe, comme le homard ou le hareng d’automne, et que cela contribue à garantir des heures aux travailleurs.

Avec des informations de l’émission La matinale d’ICI Acadie

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