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Plus de 600 doses de naloxone administrées à Saskatoon en 2021

L'entreprise Medavie Health Services West affirme que 132 doses de naloxone ont été administrées en 2019.

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La naloxone annule temporairement le ralentissement de la respiration causé par les surdoses d'opioïdes. (archives)

Photo : Associated Press / Andrew Selsky

Radio-Canada

Les ambulanciers de Saskatoon ont administré un antidote spécialisé dans les opioïdes, la naloxone, plus de 600 fois l'année dernière, selon une entreprise qui fournit des services médicaux d'urgence en Saskatchewan.

La naloxone annule temporairement le ralentissement de la respiration causé par les surdoses d'opioïdes. Elle peut être injectée ou administrée en vaporisateur nasal.

Selon le directeur des affaires publiques de Medavie Health Services West, Troy Davies, le nombre de doses de naloxone administrées actuel en 2021 représente près de cinq fois celui de 2019, soit 32.

Ces chiffres sont très alarmants. Lorsque nos ambulanciers administrent du Narcan (naloxone vendue sous cette marque), cela signifie que le patient est dans un état critique, affirme-t-il.

Les chiffres de Medavie ne comprennent pas les doses administrées par les passants, les pompiers ou les policiers.

« Le stress accru que subissent les ambulanciers lorsqu'ils s'occupent de ces patients en situation critique s'accumule rapidement. »

— Une citation de  Troy Davies, directeur des affaires publiques de Medavie Health Services West

La directrice générale de l'organisme sans but lucratif Prairie Harm Reduction à Saskatoon, Kayla DeMong, dit qu’il ne s’agit pas uniquement de statistiques.

Ce sont les enfants, les membres de la famille et les amis des gens. Nous perdons des gens à un rythme plus élevé que jamais auparavant, ajoute-t-elle.

Il y a un véritable facteur humain qui, je pense, se perd lorsque nous parlons de personnes qui consomment des drogues, estime-t-elle.

Aucun point chaud dans la Ville des Ponts

Troy Davies affirme qu'il n'y a pas de point chaud pour les surdoses à Saskatoon. Selon lui, les appels arrivent des quatre coins de la ville.

Il ajoute que les ambulanciers ont maintenant des trousses dans leurs ambulances pour les distribuer aux passants lorsqu'ils répondent à des appels de surdose.

La province dit avoir distribué plus de 29 000 trousses de naloxone à emporter depuis le début de son programme, en 2015.

Kayla DeMong n'est pas surprise par l'augmentation des appels pour l'antidote contre les surdoses d'opioïdes.

Nous savons qu'il y a une augmentation du fentanyl qui entre dans notre province et que l'approvisionnement en médicaments est compromis en partie à cause de la COVID-19, explique-t-elle.

Pistes de solutions

Prairie Harm Reduction souhaite que la province commence à mettre en œuvre les recommandations d'une consultation communautaire qu'elle a commandée et dont les résultats ont été publiés cette année.

Un groupe de travail a été créé en 2017 pour examiner la crise des surdoses dans la province. Les intervenants ont souligné la nécessité de réduire les listes d'attente pour les services de toxicomanie et de santé mentale.

Il a aussi mentionné l'urgence d'augmenter la capacité et les heures d'ouverture des centres de désintoxication et de traitements.

Le groupe de travail a également entendu des appels en faveur de la décriminalisation des drogues, de l'accès à un approvisionnement sûr en médicaments et du soutien aux services de réduction des risques, notamment les centres de consommation supervisée.

Kayla DeMong conclut en disant que ces recommandations permettront de sauver des vies et d'économiser de l'argent.

Avec les informations de Jessie Anton et Dan Zakreski

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