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Emera défend sa proposition de hausse des tarifs d’électricité

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Les contribuables se sont déjà engagés à verser à Emera 1,8 milliard de dollars au cours des 35 prochaines années pour payer le lien maritime qui transporte l’électricité de Terre-Neuve-et-Labrador jusque dans la province.

Photo : Radio-Canada / Guy LeBlanc

Radio-Canada

Le PDG d’Emera, Scott Balfour, a donné plus de détails jeudi sur les raisons pour lesquelles les clients de Nova Scotia Power devront bientôt débourser davantage d'argent pour leur électricité.

M. Balfour s’est adressé aux journalistes après l’assemblée annuelle d’Emera à Halifax, où les actionnaires ont célébré un rendement de 11,5 % au cours des trois dernières années.

Le PDG a également été interrogé sur un élément potentiellement coûteux de la demande de taux général de Nova Scotia Power.

La filiale d’Emera souhaite que les organismes de réglementation fassent passer de 37 à 45 % la proportion de l’argent des actionnaires qu’elle peut utiliser pour financer des projets d’immobilisations.

Si elle est approuvée, cette mesure permettrait à Nova Scotia Power d’obtenir un taux de rendement de 9 % sur 20 % de plus des fonds qu’elle consacre aux projets d’investissement.

Pour les consommateurs, cela signifierait qu’ils paieraient un taux d’intérêt de 9 % plutôt qu’un taux beaucoup plus bas lorsque la société emprunte l’argent à la banque.

Selon M. Balfour, Nova Scotia Power ne demande que ce que les autres services publics sont déjà autorisés à faire.

Il affirme que, si Nova Scotia Power ne génère pas un rendement concurrentiel pour les actionnaires d’Emera, il devient très difficile d’attirer des capitaux pour que ses investissements puissent être faits au nom des Néo-Écossais.

Pourquoi les consommateurs seraient-ils perdants?

Si elle est approuvée par le Nova Scotia Utility and Review Board, l’augmentation pourrait rapporter des millions de dollars de plus aux actionnaires, aux dépens des 530 000 consommateurs de Nova Scotia Power, qui sont déjà aux prises avec une transition coûteuse de la production au charbon.

Cette transition est nécessaire pour répondre à une exigence du gouvernement provincial selon laquelle 80 % de l’électricité doit provenir de sources renouvelables d’ici 2030.

La demande d’augmentation des tarifs sera présentée à l’organisme de réglementation lors d’audiences en septembre.

Les conséquences de Muskrat Falls

M. Balfour a également présenté une évaluation des efforts déployés pour rendre le réseau électrique de la province plus écologique, parce que la livraison de l’hydroélectricité de Muskrat Falls est encore instable et qu’il faudra peut-être des mois pour régler les problèmes.

Les contribuables se sont déjà engagés à verser à Emera 1,8 milliard de dollars au cours des 35 prochaines années pour le lien maritime.

Emera a construit le réseau de transport terrestre et sous-marin — en respectant les délais et le budget — pour transporter en Nouvelle-Écosse au moins 20 % de l’électricité produite par le barrage hydroélectrique de Muskrat Falls, au Labrador.

Il est censé répondre à environ 10 % des besoins en électricité de la Nouvelle-Écosse.

Mais le partenaire terre-neuvien d’Emera, Nalcor, a des années de retard et fait face à des dépassements de coûts de plusieurs milliards.

Les livraisons de ce qu’on appelle le bloc de la Nouvelle-Écosse ne sont arrivées qu’en 2021, avec quatre ans de retard, et n’ont pas été effectuées régulièrement.

CBC a révélé plus tôt cette année que la livraison s’est entièrement arrêtée pendant un mois en raison de problèmes de logiciels, encore non résolus à Terre-Neuve-et-Labrador.

Avec les informations de Paul Withers, de CBC News

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