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Justin Trudeau chahuté à Kamloops, les perturbateurs condamnés par la cheffe Casimir

Le premier ministre Justin Trudeau et la cheffe de la Première Nation Tk’emlúps te Secwépemc, Rosanne Casimir.

Le premier ministre Justin Trudeau a participé lundi à la cérémonie de commémoration du premier anniversaire de la découverte des tombes anonymes près du site de l'ancien pensionnat pour Autochtones de Kamloops.

Photo : La Presse canadienne / JONATHAN HAYWARD

La cheffe de la Première Nation Tk’emlúps te Secwépemc, Rosanne Casimir, est « extrêmement déçue » du comportement de certains participants à la cérémonie du premier anniversaire de la découverte des tombes anonymes à Kamloops. Le premier ministre Justin Trudeau s'y est fait huer.

Lundi, la Première Nation a tenu une cérémonie en commémoration des enfants du pensionnat pour Autochtones de Kamloops qui ne sont jamais revenus à la maison. Il y a près d'un an, le 27 mai 2021, la communauté a fait une annonce qui a bouleversé le Canada et la communauté internationale : la découverte de plus de 200 tombes non marquées près du site de l’établissement.

À son arrivée à cérémonie, Justin Trudeau a reçu un accueil mitigé de certains membres de l’assemblée. Des participants l'ont embrassé, mais d'autres ont crié haut et fort leur mécontentement. Des membres de la foule ont, entre autres, entonné un chant qui signifie : le Canada est entièrement sur des terres de Premières Nations. Son discours, plus tard dans la cérémonie, a également été perturbé par des participants.

Justin Trudeau passe dans une foule, derrière lui un Autochtone crie le bras levé.

Lors de la cérémonie de commémoration, des participants ont chahuté le premier ministre Justin Trudeau à Kamloops, le 23 mai.

Photo : La Presse canadienne / DARRYL DYCK

Sans faire directement référence au premier ministre, la cheffe Rosanne Casimir a dénoncé jeudi les remarques désobligeantes criées et les insultes de certains membres de l'assemblée à l’égard des organisateurs et des invités, qui avaient été conviés dans la communauté pour honorer, préserver et respecter Le Estcwicwéy̓ [les disparus].

Irrespect des valeurs sacrées

Ces comportements perturbateurs vont à l'encontre des protocoles culturels sacrés de la communauté, soutient Rosanne Casimir dans une déclaration. Ils nous imposent de toujours considérer nos invités avec beaucoup d’estime, explique la cheffe des Tk’emlúps.

Ces valeurs sont basées sur la loi naturelle et ne peuvent être réécrites ou modifiées par un individu ou un groupe de personnes, souligne-t-elle. Dans la loi naturelle, c’est "xyemstwécw", le respect les uns des autres. C’est toujours notre intention de créer un environnement accueillant et sécuritaire, explique Rosanne Casimir.

« Les agissements de certains ont manqué de respect à la dimension honorifique de cette journée, aux aînés, aux survivants et aux enfants qui étaient présents. »

— Une citation de  Rosanne Casimir, cheffe de la Première Nation Tk’emlúps te Secwépemc

Nous comprenons que cette journée est difficile pour certains, c’est pourquoi du soutien culturel et mental était disponible, souligne-t-elle.

À l’avenir, elle demande à ceux qui assistent à ces événements de respecter les protocoles sans quoi ils seront invités à quitter les lieux.

Justin Trudeau prend dans ses bras une survivante de pensionnat pour Autochtones.

Le premier ministre a reçu un accueil chaleureux de certains survivants de pensionnats pour Autochtones, mais d'autres membres de l'assemblée l'ont hué.

Photo : The Canadian Press / DARRYL DYCK

Les communautés ont le droit d’être fâchées, dit Justin Trudeau

Au lendemain de la cérémonie, Justin Trudeau a expliqué aux journalistes à Vancouver que l’année avait été difficile compte tenu des nombreuses découvertes de tombes anonymes au pays. La mise au jour des sépultures de Kamloops a lancé un mouvement de recherche pancanadien sur le site d’anciens pensionnats pour Autochtones.

Le Canada est responsable de choses horribles qui sont arrivées aux peuples autochtones et ces injustices ne sont pas isolées au passé, selon lui.

Le Canada tente toujours de se remettre de la découverte macabre qui a eu lieu dans un verger de pommiers, près du site de l’ancien pensionnat. Il y a beaucoup de gens qui sont toujours très très blessés par cela, et qui sont fâchés, et honnêtement, ils ont le droit de l’être, a indiqué Justin Trudeau.

Avec des informations de la Presse canadienne

  • Ligne bilingue d'appui pour les survivants des pensionnats pour Autochtones : 1-866-925-4419

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