•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

GNL Québec a communiqué à deux reprises avec l’ambassadeur en Allemagne Stéphane Dion

Chargement de l’image

L'ambassadeur du Canada en Allemagne, Stéphane Dion

Photo : La Presse canadienne / Fred Chartrand

Chargement de l’image

Alors que les ministres de l’Énergie et de l’Environnement des pays du G7 se rencontrent ces jours-ci à Berlin, le président du conseil d'administration de GNL Québec, Jim Illich, a discuté à deux reprises le mois dernier avec l’ambassadeur canadien en Allemagne, Stéphane Dion, pour faire la promotion du projet de terminal de liquéfaction de gaz naturel rejeté par Québec et Ottawa.

Une réunion des ministres du G7 responsables du Climat, de l’Énergie et de l’Environnement se déroule du 25 au 27 mai, en prévision du sommet comme tel du G7 qui aura lieu également en Allemagne du 26 au 28 juin. Cette réunion se tient alors que l’invasion de l’Ukraine par la Russie en est à son quatrième mois, tandis que plusieurs pays européens dépendaient grandement du gaz naturel russe.

Le fondateur du projet Énergie Saguenay et aussi président du conseil d’administration de GNL Québec, Jim Illich, a ainsi eu des communications les 12 et 19 avril avec l’ancien ministre de l’Environnement Stéphane Dion, comme l’indique le site Internet du Registre des lobbyistes du Canada. Il est simplement précisé qu’il a été question d’énergie et d’environnement à cette occasion.

Jim Illich a aussi communiqué avec Michael Sabia, sous-ministre au ministère des Finances, Paul Moen, chef de cabinet au ministère de l’Emploi et du Développement social, et Sandy Schembri, conseiller pour l’Atlantique pour le ministre des Ressources naturelles. Ces communications se sont déroulées les 14, 21 et 28 avril.

Le Québec et le Canada peuvent aider l'Europe à diversifier ses sources d'énergie et à remplacer les carburants les plus polluants. Nous ne sommes pas en mesure de fournir des commentaires sur nos discussions avec les gouvernements, mais le projet carboneutre Énergie Saguenay alimenté par l'hydroélectricité peut clairement être un élément clé de cette transition à long terme, comme en témoignent les dernières annonces du gouvernement fédéral canadien pour soutenir ses alliés européens, a partagé par courriel le porte-parole de l’entreprise, Louis-Martin Leclerc.

Chargement de l’image

L'ambassadeur du Canada en Allemagne, Stéphane Dion, a discuté avec le ministre de l'Environnement et du Changement climatique, Steven Guilbeault.

Photo : Capture d'écran

Stéphane Dion s'entretient avec Steven Guilbeault

Stéphane Dion a aussi conversé mercredi avec le ministre de l’Environnement et du Changement climatique du Canada, Steven Guilbeault, lors d’une rencontre diffusée sur le compte Twitter du ministre.

Les Allemands et les autres Européens nous disent à nous les Canadiens : "Vous avez des ressources naturelles dont on a besoin. Si vous pouvez faire venir du gaz naturel pour préparer l’avènement de l’hydrogène qui sera une solution carboneutre. Si vous pouvez nous amener aussi les matériaux critiques dont on a besoin [...] Venez nous aider." C’est ce qu’ils nous disent, les Allemands, les Européens, et là arrive le G7 et c’est au cœur des discussions, a dit Stéphane Dion au ministre Guilbeault.

L’ancien ministre libéral a cependant aussi dit lors de cette conversation que le gaz naturel n’était pas une solution à long terme.

« C’est un immense enjeu et en même temps il ne faut pas renoncer aux objectifs climatiques. Comme les gens le savent sans doute, le gaz naturel est une énergie fossile moins polluante que le charbon ou que le pétrole, mais quand même c’est une énergie fossile dont il va falloir un jour trouver un moyen de s’en défaire, mais on ne peut pas faire ça du jour au lendemain. »

— Une citation de  Stéphane Dion, ambassadeur canadien en Allemagne

En entrevue avec la Presse canadienne jeudi, Steven Guilbeault a assuré qu’il n’était pas question dans les négociations avec ses homologues de sacrifier le climat au profit de la sécurité énergétique.

Toujours selon le porte-parole de GNL Québec, l’Union européenne a identifié le Canada comme fournisseur de gaz naturel additionnel.

La situation tragique en Ukraine provoquée par la Russie exacerbe une crise énergétique qui a commencé l'été dernier en Europe et a malheureusement conduit à des niveaux records de consommation de charbon et à des prix élevés de l'énergie. À cet effet, l'Europe prend des décisions importantes à travers une série de sanctions, notamment la récente décision de l'UE de réduire sa dépendance à l'énergie russe ou d'intégrer le Canada comme source privilégiée de GNL dans son plan REpower the EU, a-t-il écrit aussi.

Ce document, mis en ligne le 18 mai, indique justement que le plan vise à augmenter les livraisons de GNL des États-Unis et du Canada.

Un double refus

Le projet de GNL Québec, dont l'usine devait être construite à Saguenay, avait été refusé d’abord par le ministre provincial de l’Environnement, Benoit Charette. Le ministre québécois s’était basé sur un rapport très critique réalisé par le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) qui avait jugé que le projet comportait plus de risques que d’avantages, en nuisant notamment aux populations de bélugas.

Il avait aussi été établi qu’il contribuerait à une hausse globale des émissions de gaz à effet de serre, plutôt qu’à une réduction comme le prétendait le promoteur. Les communautés innues du Saguenay-Lac-Saint-Jean et de la Côte-Nord s’y étaient aussi opposées.

Le refus d'Ottawa est intervenu le 7 février dernier. Un mois plus tard, le président de GNL Québec, Tony Le Verger, a rencontré le député conservateur de Chicoutimi-Le Fjord, Richard Martel.

Dernièrement, des politiciens ont ramené le projet dans l’actualité, promettant de lui accorder les autorisations gouvernementales de leur palier respectif. Les candidats à la chefferie conservatrice Pierre Poilievre et Jean Charest, tout comme le chef du Parti conservateur du Québec (PCQ), Éric Duhaime, en ont fait la promotion.

Éric Duhaime avait cependant reconnu que GNL Québec ne pourrait fournir de gaz naturel en Europe avant peut-être une décennie.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !