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Levée de boucliers pour sauver la centrale hydroélectrique de Saint-Narcisse

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Le conseil des maires de la MRC des Chenaux vole au secours de la centrale hydroélectrique de Saint-Narcisse. Les élus s'opposent à sa démolition

Photo : Radio-Canada / Jean-François Fortier

Radio-Canada

Le conseil des maires de la MRC des Chenaux entend sauver la centrale hydroélectrique de Saint-Narcisse. Les élus ont voté une résolution en ce sens la semaine dernière en séance publique. Ils souhaitent qu'Hydro-Québec revoie sa position de démanteler le barrage, appelant à la rénovation de celui-ci.

L'autre option proposée par les maires est de mettre le démantèlement sur pause le temps qu'un partenaire privé puisse faire une deuxième évaluation des coûts. Hydro-Québec soutient que la remise en service des installations coûterait plus de 180 millions $.

Or, la municipalité de Saint-Narcisse ainsi qu'un partenaire privé ont récemment obtenu un rapport de près de 400 pages sur l'état des installations, permettant ainsi une meilleure évaluation des travaux, soutient le maire Guy Veillette. Si notre partenaire arrive avec 200 millions, c'est bien sûr que c'est trop cher. Mais si les coûts sont beaucoup plus bas parce que les travaux sont faits au privé, ça vaut la peine de regarder.

Il ajoute que les municipalités du territoire de la MRC pourraient être partenaires et en tirer profit. Le gouvernement Legault est ouvert à ce que les municipalités et les MRC soient parties prenantes dans le développement de l'électricité. Ça se voit au Bas-Saint-Laurent avec l'éolien et les MRC en tirent de bons revenus. Nous, on a ce barrage-là dans notre cour et Hydro a besoin d'électricité. On demande à ce qu'il soit rénové, ou bien donnez-nous la chance de soumettre un dossier.

M. Veillette semble avoir le soutien de sa communauté puisqu'une pétition pour sauver le barrage a jusqu'à maintenant recueilli 700 signatures dans la MRC.

Tout indique que cette mobilisation des maires et de la communauté ne sera pas suffisante pour freiner Hydro-Québec. La conseillère en communications et collectivité Annie Beaudoin soutient que la loi ne permet pas de céder des actifs d'Hydro-Québec et de racheter l'électricité par la suite. Elle rappelle aussi qu'en raison de la faible capacité de production de 15 MW et du coût important des travaux, le jeu n'en vaut pas la chandelle.

On a fait une analyse très poussée sur les aspects techniques et économiques et ce n'est pas rentable. Compte tenu des lois et des travaux qui ont déjà débuté, c'est certain que nous poursuivons le processus.

Si rien ne change, la démolition prendra plusieurs années. Des études environnementales sont actuellement en cours sur la rivière Batiscan afin de connaître l'impact sur le milieu. Le démantèlement de la structure du barrage et des autres infrastructures est prévu à partir de 2025. Les coûts du démantèlement étaient évalués l'an dernier à 30 millions de dollars.

Avec les informations de Raphael Brouillette

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