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Inondations : trois chalets et un camping partiellement évacués à Gracefield en Outaouais

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Une partie du camping Bivouac, à Gracefield, en Outaouais, est inondée.

Photo : Radio-Canada / Gabriel Le Marquand Perreault

Radio-Canada

Le niveau de l'eau a suffisamment monté à Bouchette, en Outaouais, pour forcer l'évacuation de trois chalets et du camping Bivouac, à Gracefield.

Correctif :

Une version précédente de ce texte indiquait à tort que le camping était situé à Bouchette. Or, il se trouve plutôt à Gracefield.

C'est la troisième fois en cinq ans que la municipalité doit composer avec des inondations.

Pour le moment, trois chalets ont été inondés et des sacs de sable ont été mis à la disposition des citoyens.

L'eau est montée assez rapidement, explique le maire de la municipalité, Steve Lefebvre. Présentement, on évacue des gens.

« Les mesures, on les connaît. C’est la troisième fois en cinq ans. Le personnel est rendu bon. »

— Une citation de  Steve Lefebvre, maire de Bouchette

M. Lefebvre avoue que la situation est décourageante, mais on fait avec et on sait quoi faire, dit-il.

Denis Auger est saisonnier au camping. Il est arrivé sur les lieux lundi. En quelques jours à peine, l'eau a envahi toute une portion du camping.

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Les roulottes qui avaient déjà été installées ont été relocalisées plus loin.

Photo : Radio-Canada / Gabriel Le Marquand Perreault

Hydro-Québec avait dit au propriétaire du camping qu’il n’y aurait pas d’inondations cette année, alors lui, il a descendu les roulottes en bas, raconte-t-il en entrevue.

Le propriétaire des lieux a dû déplacer certaines d'entre elles puisque le terrain de son camping est partiellement inondé.

M. Auger est agacé par cette situation et estime que c’est la mauvaise gestion du barrage par Hydro-Québec qui fait en sorte qu’il se retrouve encore à l’eau cette année.

« Ça fait trois fois – 2017, 2019 et encore cette année – qu'Hydro-Québec gère mal le barrage. »

— Une citation de  Denis Auger, saisonnier du camping Bivouac

De passage en Outaouais jeudi, la présidente-directrice générale d'Hydro-Québec, Sophie Brochu, a d’ailleurs tenu à expliquer que ce ne sont pas les barrages qui créent les inondations. Bien au contraire, ils soulagent les problèmes, a-t-elle dit.

Même si les inondations s'annoncent moins dévastatrices qu'en 2019, M. Auger se désole des pertes qu'elles généreront non seulement pour les campeurs mais aussi pour le propriétaire de l'endroit.

Les campeurs ont investi beaucoup d’argent pour refaire une beauté à leur terrain après les inondations précédentes, ajoute-t-il. Réclamer ça à des assurances, ce n'est pas évident, poursuit M. Auger.

Le retour des roulottes ne se fera pas avant la fin de juin, selon lui. Il faut que ce soit tout sec, il va y avoir de la boue, les roulottes vont caler sinon, souligne-t-il.

Le campeur indique que pour les saisonniers comme lui, la saison sera forcément écourtée en raison des inondations.

Selon les données recueillies par les autorités jeudi, les niveaux d'eau sont toujours normaux en Outaouais.

À Wakefield, la rivière Gatineau est sous surveillance, mais le niveau de l'eau se trouve sous le seuil d'inondation mineure et était légèrement moins élevé lundi après-midi.

Un peu plus loin, à Kazabazua, le maire Robert Bergeron a expliqué qu'il n'y a pas beaucoup de secteurs inondés dans sa municipalité pour le moment.

Il n’y a qu’une exception : le chemin des Cerises. Il s’agit cependant d’une rue qui est inondée chaque année, selon M. Bergeron. Le maire précise également que le niveau de l'eau est plus bas qu’à l’habitude sur cette rue.

Avec les informations de Gabriel Le Marquand Perreault

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