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Les propriétaires d’une résidence pour aînés fatigués d’attendre après l’immigration

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Les propriétaires de la résidence intermédiaire à ST-Élizabeth de Warwick demandent au gouvernement de faciliter le recrutement de main-d'œuvre étrangère

Photo : Radio-Canada / Raphael Poliquin

Radio-Canada

À la résidence intermédiaire Sainte-Élizabeth-de-Warwick, les propriétaires peinent à recruter des employés pour prendre soin des résidents. Ils se tournent donc vers des candidats étrangers pour porter main forte dans cette maison pour aînés qui compte huit résidents handicapés dont certains sont en fin de vie.

La résidence compte actuellement cinq employés. Face à la difficulté d'en recruter de nouveaux, les propriétaires ont adhéré à un programme pour accueillir deux stagiaires tunisiennes formées dans leur pays par le Cégep de Saint-Félicien. Ces dernières ne sont toujours pas arrivées au Canada, presque un an après la date prévue de leur stage qui devait commencer en juillet 2021.

Fatigués d'attendre, les propriétaires demandent au gouvernement d'alléger les procédures d'immigration pour faciliter le recrutement de main-d’œuvre étrangère.

Pierre Hébert et sa femme jugent inacceptable le fait que le dossier des futurs stagiaires traîne autant, tandis que la pénurie de personnel est visible dans tous les secteurs et reconnue par les divers paliers gouvernementaux. Cela fait plus de deux ans que ma femme et moi-même n’avons profité d’aucune vacance, on travaille sept jours sur sept. On commence à être fatigués, soutient M. Herbert qui confie avoir été seul avec sa femme au début de la pandémie à s'occuper des huit aînés qui fréquentent la résidence.

Ceux-ci reçoivent des services des différents professionnels du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ) ainsi que l'aide des membres de la famille des propriétaires. Ils s'attendent à un dénouement rapide afin d’offrir un milieu de stage de qualité aux deux futures stagiaires tout en continuant d’offrir un milieu de vie familiale à notre clientèle et surtout, de nous permettre un peu de répit.

Le Regroupement des résidences pour aînés réagit

Marc Fortin, du Regroupement québécois des résidences pour aînés, déplore les dédales administratifs et les longs délais pour avoir recours à la main-d’œuvre étrangère dans les résidences. Il souligne que les besoins de préposés aux bénéficiaires, d’infirmières, de cuisinières et de préposés à l'entretien sont criants et que plusieurs se retrouvent en situation de rupture de service par moment. Il y a urgence d’agir pour faciliter l’arrivée de la main-d’œuvre étrangère, selon lui.

Des gens de toutes les nationalités manifestent leur volonté de venir travailler au Québec, confie M. Fortin. Dès qu'on annonce une offre d'emploi, on a une tonne de personnes qui soumettent leur résumé, de très bons employés. Le problème, soutient-il, c'est le processus long et pénible de l'immigration, ce qui retarde l'arrivée des employés.

Différentes mesures sont en place, dit le ministre

Le ministre Jean Boulet rappelle que dans le cadre de l’opération main-d’œuvre lancée l’automne dernier, un investissement de 3,9 milliards $ a été effectué pour former 170 000 travailleurs dans les services publics essentiels et les secteurs économiques prioritaires.

Selon lui, la santé et les services sociaux font partie des secteurs prioritaires. Les préposés aux bénéficiaires font partie des professions priorisées par le gouvernement. Il annonce que des mesures seront mises en place en vue de continuer à faire face à la pénurie de main-d'œuvre.

Avec les informations d'Amélie Desmarais

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