•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

De nombreux oiseaux retrouvés morts sur les berges du Saint-Laurent

Chargement de l’image

De nombreux oiseaux morts sont visibles sur la plage du Rocher-Blanc, à Rimouski.

Photo : Radio-Canada / Michaële Perron-Langlais

Radio-Canada

Alors que des cas d'oiseaux touchés par l'influenza aviaire ont été confirmés aux Îles-de-la-Madeleine dans les derniers jours, des résidents de Rimouski et de Sainte-Flavie observent à leur tour de nombreux oiseaux morts en bordure du fleuve. Des analyses devront être effectuées pour savoir si ceux-ci ont eux aussi été infectés par le virus.

Des résidents de Rimouski ont signalé avoir vu une quantité inhabituelle d'oiseaux morts sur les berges, notamment sur celles de la plage du Rocher-Blanc.

On a vu des eiders, principalement des oies blanches, j'ai vu aussi un guillemot. Et ça, c'est vraiment pas une situation habituelle. Tout le monde qui marche ici a vu ces oiseaux-là et se demandait ce qu'il se passait, soutient une citoyenne, Louise Bérubé.

Chargement de l’image

De nombreux oiseaux ont été retrouvés morts sur les berges de Rimouski dans les derniers jours.

Photo : Radio-Canada / Michaële Perron-Langlais

Avant cet hiver, le virus de l'influenza aviaire avait seulement été détecté chez des oiseaux d'élevage en Amérique du Nord, mais il circule en Europe chez les oiseaux sauvages depuis 2020.

La propagation était donc surveillée de près dans la province et des biologistes affirment qu'ils ne sont pas surpris que des infections à ce virus soient maintenant confirmées chez des oiseaux sauvages au Québec.

C'est notamment le cas de l'enseignant et chercheur en biologie au Cégep de Rimouski, David Pelletier.

« C'était peut-être inévitable que ça arrive un jour. »

— Une citation de  David Pelletier, enseignant et chercheur en biologie au Cégep de Rimouski

C'est sûr que depuis quelques années, on avait de l'information du bureau de baguage du Canada comme quoi c'étaient des virus qui se propageaient et que, potentiellement, ils allaient arriver en Amérique du Nord, explique-t-il.

Par contre, le vétérinaire Stéphane Lair, directeur du Centre québécois sur la santé des animaux sauvages, où sont effectuées les autopsies sur les spécimens pour lesquels des cas de grippe aviaire ont été confirmés, se dit surpris de la vitesse de la propagation de la maladie.

Selon lui, des cas ont notamment été décelés chez des oies sauvages et des bernaches.

Il ajoute que les oiseaux d'Amérique du Nord n'ont pas d'immunité contre le virus et sont donc plus susceptibles d'avoir une infection.

« Le virus est arrivé en Amérique du Nord au courant de l'hiver. »

— Une citation de  Stéphane Lair, directeur du Centre québécois sur la santé des animaux sauvages

Il croit qu'il faudra peut-être attendre la fin de la période de nidification avant de voir les cas se résorber.

On avait comme espoir qu'une fois les migrations passées, une fois les oies montées vers le nord, et une grande proportion des bernaches, on était pour avoir une diminution. Là, ce qu'il semble se passer, avec ce qu'on voit avec les fous de Bassan et qu'on va peut-être pouvoir confirmer avec les eiders, c'est qu'il semble y avoir une transmission au niveau des sites de nidification, soutient le vétérinaire.

M. Lair indique également que des oiseaux de proie ont aussi été infectés par le virus parce qu'ils se nourrissent de carcasses d'autres oiseaux.

David Pelletier et Stéphane Lair rappellent que la transmission de l'influenza aviaire aux humains est peu fréquente.

Pas de nettoyages de plages prévus pour le moment

Dans une réponse transmise par écrit, le ministère de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC) précise qu'outre les travaux de récupération de carcasses d’oiseaux aux Îles-de-la-Madeleine, aucune autre situation n’amène pour le moment à prévoir d’autres travaux de récupération de carcasses d’oiseaux morts ailleurs dans l’Est-du-Québec.

Le Ministère indique par contre que les habitants qui trouvent des oiseaux morts sont invités à les signaler au ministère de la Faune, des Forêts et des Parcs (MFFP).

Le MELCC ajoute que chacune des situations est évaluée au cas par cas et qu'il reste en contact avec le MFFP à propos de ce dossier. De son côté, le MFFP confirme qu'en date du 26 mai,aucun cas de grippe aviaire n’a été détecté dans le Bas-Saint-Laurent ni sur la Côte-Nord. Sept cas ont cependant été recensés dans la région de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine.

Avec les informations de Michaële Perron-Langlais

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !