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Projet de loi sur l’aide médicale à mourir : les maisons de soins palliatifs déçues

Une personne âgée est alitée. Quelqu'un lui tient la main.

Québec modifie son projet de loi sur l'élargissement de l'aide médicale à mourir. (archives)

Photo : iStock

Radio-Canada

Québec modifie son projet de loi sur l'élargissement de l'aide médicale à mourir. Les pressions de l'opposition ont convaincu le ministre de la Santé de retirer les dispositions qui touchent les personnes atteintes d'un handicap neuromoteur, comme les personnes quadriplégiques. L'Alliance des maisons de soins palliatifs du Québec réagit aussi avec véhémence à un article du projet qui touche directement ses membres, soit l'obligation d'offrir l'aide médicale à mourir entre leurs murs.

Ce sont actuellement 21 maisons de soins palliatifs sur 35 au Québec qui offrent l'aide médicale à mourir. 

C'est le cas de la Maison Aube-Lumière à Sherbrooke et de la maison René-Verrier, à Drummondville. Ce soin est aussi accessible à Bromont et à Lac-Mégantic.

Le nombre de maisons offrant l'aide médicale à mourir est d'ailleurs en hausse constante depuis 2015, depuis l'entrée en vigueur de la Loi sur l'aide médicale à mourir. Cinq autres maisons sont présentement en réflexion sur le sujet.

Nous prônons le respect du rythme de chacun dans ses pratiques et ses convictions [...] Or il est très mal avisé de contraindre ces petits organismes à intégrer ce soin si particulier dans leur pratique, autant pour les soignants que pour les patients eux-mêmes, a indiqué l’Alliance des maisons de soins palliatifs dans un communiqué.

La présidente de l'Alliance, Marie-Julie Tschiember, déplore par ailleurs que ses membres n’aient jamais été consultés quant à ce nouvel article du projet de loi.

Déception, constatation navrante de ne pas être non seulement informés, mais à tout le moins consultés avant de déposer un projet de loi. Il n’y a qu’une petite phrase à l’intérieur du projet, mais qui fait toute une différence pour le réseau des maisons de soins palliatifs, souligne-t-elle.

« Ça ne sert à rien de les bousculer de changer de position, au contraire. [...] Ne rien brusquer, ce n’est qu’un minimum de respect.  »

— Une citation de  Marie-Julie Tschiember, présidente de l’Alliance des maisons de soins palliatifs du Québec

Les directeurs généraux des 35 maisons de soins palliatifs pour adultes de la province doivent se réunir vendredi à Québec dans le cadre d’une rencontre qui était déjà prévue au calendrier. Ils souhaitent rencontrer le ministre de la Santé Christian Dubé et le convaincre d'effectuer une deuxième modification à son projet de loi. 

Avec les informations de Guylaine Charette

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