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La sécurité du pape lors de sa visite à Québec va nécessiter « une sacrée logistique »

Un plan rapproché du pape François pendant une audience.

Le voyage au Canada du souverain pontife a été annoncé par le Vatican il y a deux semaines. (Archives)

Photo : afp via getty images / Filippo Monteforte

La venue du pape fin juillet à Québec se prépare en coulisses. La tâche est ardue. Surtout pour la Gendarmerie royale du Canada, qui devra assurer sa sécurité et celle de toute sa garde rapprochée.

Accueillir le pape François équivaut à recevoir un chef d’État. Et pour cause, le Vatican est un État. Sans compter, sa dimension hautement symbolique, puisqu’il est le chef spirituel de l’Église catholique.

Personne ne veut un incident sur son territoire, surtout pas avec le pape. Il en va avec la réputation du pays hôte et de son service de protection, en l'occurrence, la GRC, déclare Daniel Dancause, spécialiste en mesures d'urgence et conseiller principal chez Prudent groupe conseil.

Pas de voyages en hélicoptère

La GRC n’opérera pas seule. Elle va se coordonner avec les services de police locaux, les services d’urgences, les services paramédicaux, et sans doute faire appel à des sous-traitants. C’est une sacrée logistique, poursuit Daniel Dancause.

Les questions de sécurité sont d’autant plus complexes dans le cas présent que la santé du souverain pontife, qui est âgé de 85 ans, est chancelante. En raison d’un problème au genou, il ne se déplace plus qu’en fauteuil roulant et ne pourra voyager en hélicoptère.

Le Vatican réfléchit à réduire le nombre de ses activités à une par jour et à leur imposer une limite de temps. Pas question d’annuler cette visite pour autant, le pape y tient trop.

Un Autochtone offre une paire de raquettes au pape François, lors d'une audience au Vatican.

Une quarantaine de représentants autochtones et d'évêques catholiques canadiens se sont rendus au Vatican, fin mars-début avril, pour tenter de panser les plaies causées par les pensionnats pour Autochtones.

Photo : Reuters / Vatican Media

Il vient pour s’excuser auprès de nations autochtones pour ce qui s’est passé dans les pensionnats.

Le pape a été très marqué par sa rencontre avec les représentants autochtones fin mars, au Vatican. Il a été marqué personnellement par cette rencontre, rappelle Loup Besmond de Senneville, le correspondant du journal français La Croix au Vatican.

Le programme détaillé du souverain pontife au Canada, fin juillet, n’a pas encore été dévoilé. Seules les grandes lignes sont connues, à savoir trois étapes dans le pays : à Edmonton pour commencer, puis à Québec et enfin à Iqaluit.

D'après les informations de Colin Côté-Paulette et de Charles Le Bourgeois

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