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Sébastien Lemire réclame plus de services de proximité pour les producteurs agricoles

Sébastien Lemire, souriant, tient des documents dans ses mains.

Sébastien Lemire a présenté une étude faisant l'inventaire des activités agricoles en Abitibi-Témiscamingue.

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

Le député du Bloc québécois Sébastien Lemire a présenté une étude commandée par son bureau, qui démontre que le manque d’accessibilité aux services limite les profits des producteurs agricoles de l'Abitibi-Témiscamingue.

L’étude, réalisée par la firme Forest Lavoie Conseil, a sondé 110 entreprises agricoles de la région. Sébastien Lemire a présenté les résultats ce jeudi.

L'une des principales contraintes pour les producteurs de l’Abitibi-Témiscamingue est la distance des services. Souvent, les producteurs agricoles doivent parcourir des centaines de kilomètres pour réaliser des étapes essentielles du processus de production, comme le séchage de grains ou l’abattage.

Un bâtiment à un étage en vinyle et en tôle.

Le bâtiment de la boucherie Des Praz (archives)

Photo : Radio-Canada / Gracieuseté de Christel Giroux et Sylvain Fleurant

Christel Groux, copropriétaire de la ferme et boucherie Des Praz, explique que seul un abattoir à inspection permanente permet de commercialiser la viande, mais on n’en trouve pas dans la région.

On s'entend, ce sont des coûts énormes en coûts de transport, encore plus à l'époque à laquelle on est. En plus, transporter des animaux, ce n'est pas l'idéal au niveau du bien-être animal, ça peut occasionner des risques que l'animal arrive en moins bon état que s'il avait été abattu à proximité, souligne-t-elle.

Un carrefour agroalimentaire régional

Parmi les 110 répondants, 80 % sont en faveur d'un pôle bioalimentaire régional. Sébastien Lemire souhaite également développer un carrefour agroalimentaire, qui prendrait la forme d’un lieu regroupant plusieurs services, allant du service-conseil à l’entreposage, ou encore un point de vente des produits.

Je suis dans le rêve, forcément, mais je pense que tout projet d’envergure part d’un rêve. Ce rêve-là sera construit au cours des prochains mois, des prochaines années avec les gens du milieu, espère-t-il.

Sébastien Lemire tient des feuilles dans ses mains.

Le député du Bloc québécois dans Abitibi-Témiscamingue, Sébastien Lemire

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

Le député veut rassembler les producteurs de la région pour développer des services qui répondront à leurs besoins, mais il reconnaît qu’il faudra trouver l’argent pour concrétiser ce projet.

Pour l'instant, c’est de développer la vision et susciter l'adhésion. Après ça, on va être capable de trouver les fonds. C’est sûr que ça peut être un projet de l’ordre de plusieurs millions de dollars, dit Sébastien Lemire.

Offre de formation

L’offre limitée en formation agricole en Abitibi-Témiscamingue représente aussi un défi, selon l’étude.

Cependant, il peut se révéler ardu d'obtenir les autorisations du gouvernement pour donner une nouvelle formation, comme le mentionne la directrice adjointe au Centre de formation Frère-Moffet, Mélanie Perron.

L'entrée principale du bâtiment du Centre Frère-Moffet construit en pierre.

Le Centre Frère-Moffet de Ville-Marie au Témiscamingue

Photo : Radio-Canada / Annie-Claude Luneau

Il faut démontrer vraiment le besoin au niveau du milieu et il faut aussi démontrer le besoin au niveau des entreprises, la main-d'œuvre et tout ça. Des fois, malgré toutes ces démonstrations-là, le ministère [de l’Éducation] octroie les cartes [de formation] en fonction des régions. Quand des fois ils considèrent qu’à proximité il y a un centre qui peut déjà desservir la région, à ce moment-là ils vont faire le choix de ne pas nous octroyer une nouvelle carte. Je vous dirais que c’est un travail de longue haleine, rapporte Mme Perron.

Le Centre Frère-Moffet a récemment obtenu l'autorisation de donner la formation en grandes cultures, après en avoir fait la demande il y a plusieurs années.

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