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Le projet d’abattoir à Notre-Dame-du-Nord mis sur pause

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Les producteurs de viande de l'Abitibi-Témiscamingue doivent envoyer leur bétail à l'extérieur de la région pour avoir accès à un abattoir à inspection permanente.

Photo : Radio-Canada / Jean-Claude Taliana

Le projet de construction d'un abattoir à Notre-Dame-du-Nord, au Témiscamingue, a été mis sur pause.

Les propriétaires de la ferme et boucherie Des Praz, qui travaillaient sur le dossier, ont pris cette décision la semaine dernière.

La région ne compte aucun abattoir à inspection permanente, faisant en sorte que les producteurs qui souhaitent commercialiser leurs produits doivent faire abattre leur viande ailleurs au Québec ou en Ontario.

La copropriétaire de la ferme et boucherie Des Praz, Christel Groux, explique que deux principales raisons ont motivé la décision d’attendre avant de poursuivre le projet.

Une augmentation des coûts due à l’inflation chez tous les fournisseurs, ça n'avait plus de sens. Aussi, on sait que les dossiers d’abattoirs, ce ne sont pas des dossiers faciles à financer. Donc en contexte d’augmentation fulgurante des coûts, c’est encore plus difficile. Il y avait des critères au niveau du Conseil du trésor qui faisaient en sorte qu’on était difficilement capable d’atteindre certains ratios, donc ça compliquait les choses, indique-t-elle.

Christel Groux ne sait pas dans quel échéancier ils pourront mener à terme le projet d’abattoir.

Christel Groux et Sylvain Fleurant se tiennent côte à côte dans le magasin.

Christel Groux et Sylvain Fleurant, tous deux derrière le projet d'abattoir et propriétaires de la boucherie Des Praz.

Photo : Radio-Canada / Gracieuseté de Christel Groux et Sylvain Fleurant

Cependant, les opérations à l'abattoir de proximité à Évain se poursuivront pour les producteurs qui vendent leur viande à petite échelle.

Par ailleurs, Christel Groux envisage à nouveau la possibilité de rénover cet abattoir pour qu'il devienne éventuellement un abattoir à inspection permanente.

Quand on avait commencé à regarder ce dossier-là, des consultants et des ingénieurs nous avaient dit "Ça ne vaut pas la peine de rénover l’abattoir d’Évain, c’est trop vieux, vous êtes mieux de construire en neuf." Mais ça, c’était en 2019. Le contexte a tellement évolué au niveau des coûts que je me dis que peut-être ça vaut finalement la peine de rénover notre vieil abattoir, rapporte Christel Groux.

Un ingénieur viendra observer les installations à Évain au mois de juin afin d’évaluer les coûts de rénovation. 

Mme Groux dit être en réflexion par rapport à la suite des choses.

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