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Plusieurs chauffeurs intéressés à la journée d’information d’Uber à Saguenay

Des gens rencontrent des représentants d'Uber.

Uber se vante d'offrir à ses chauffeurs le plein contrôle de leur horaire de travail. Plusieurs curieux se sont présentés à la séance d'information.

Photo : Radio-Canada / Roby St-Gelais

Radio-Canada

Le service de transport Uber est en pleine période de recrutement dans la région d'ici à ce que l'application soit disponible à la mi-juin. Plusieurs personnes ont répondu à l'appel de l'entreprise jeudi, alors qu’Uber a tenu une journée d'information dans un hôtel de Saguenay pour répondre aux interrogations des personnes intéressées à devenir chauffeur.

Cette application met en lien directement les chauffeurs inscrits avec les utilisateurs au moment où ils ont besoin d’un transport.

L’entreprise mise sur la flexibilité des horaires et la disponibilité d’un bon revenu d'appoint pour attirer des conductrices et conducteurs. La grande majorité des personnes engagées font des courses à temps partiel au moment où ils le souhaitent.

Ça m'intéresse beaucoup ces nouvelles choses parce que c'est l'avenir pas mal. Chaque personne va décider quand il travaille ou quand il ne travaille pas,  a indiqué Donald Perron, rencontré à la journée d’information qui avait lieu à La Saguenéenne.

Un homme au volant de sa voiture.

Donald Perron détient déjà une formation pour conduire des passagers. Il veut gonfler les rangs d'Uber.

Photo : Radio-Canada / Roby St-Gelais

Pour devenir chauffeur pour la plateforme numérique, il faut avoir au moins 21 ans et posséder une voiture à quatre portes de moins de 10 ans. Des vérifications d’antécédents de conduite et judiciaires sont effectuées et une inspection mécanique du véhicule utilisé est requise.

Selon Uber, les trois quarts des conducteurs offrent des services de transport à temps partiel et plusieurs d'entre eux occupent un autre emploi.

Concrètement, c'est quelqu'un qui a un emploi traditionnel de 40 heures et qui veut aller chercher un revenu supplémentaire. Un étudiant qui utilise ça pour travailler quand il veut. C'est madame Tout-le-Monde. Il y en a certains qui l'utilisent à temps plein, mais c'est la minorité, a partagé Jonathan Hamel, gestionnaire des affaires publiques pour le Québec chez Uber.

Un homme pose devant une affiche d'Uber.

Le gestionnaire des affaires publiques d’Uber au Québec, Jonathan Hamel, croit que la demande sera forte à Saguenay.

Photo : Radio-Canada

Pour la première année d’opération dans la région, Uber ne se fixe pas d’objectifs précis en termes de recrutement de chauffeurs et du nombre de courses. L’entreprise croit cependant que la demande sera au rendez-vous, surtout ici à Saguenay.

On lance à la mi-juin, ce n’est pas une date anodine, c'est avant la Saint-Jean-Baptiste, les vacances d'été vont arriver et Saguenay est une région touristique. On sait qu'il y aura de la demande, donc on veut donner quelques semaines aux gens pour s'inscrire, a poursuivi Jonathan Hamel.

L'arrivée de l'application au Saguenay-Lac-Saint-Jean risque cependant de fragiliser davantage l'industrie du taxi, selon les conclusions d'une étude de l'Institut national de la recherche scientifique (INRS) sur les conditions d’emploi et le rapport au travail pour les jeunes dans l’économie des plateformes numériques.

Des représentants d'Uber rencontrent de futurs chauffeurs dans une grande salle.

La journée de recrutement d'Uber avait lieu à l'hôtel La Saguenéenne.

Photo : Radio-Canada / Roby St-Gelais

« Ce que ça risque de faire, c'est de déséquilibrer les offres de service et Uber, en venant gruger une partie du gâteau, surtout dans les heures très payantes pour les taxis, on parle des soirées de fin de semaine, ça risque de précariser encore davantage l'industrie du taxi qui pourrait devoir couper dans les services dans les moments où c'était moins rentable, a expliqué Lucie Enel, étudiante-chercheuse à l’INRS et doctorante en communication à l’Université du Québec à Montréal (UQAM).

Uber a obtenu un permis auprès de la Commission des transports du Québec pour étendre son offre à la grandeur de la province, ce qui a été rendu possible avec l'adoption de la loi 17 en 2019.

D'après un reportage de Roby St-Gelais

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